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Retour sur les 8èmes assises nationales de l’aide à domicile

Vieillir demain à domicile, quels besoins ? Quelles réponses ?

Retour sur les 8èmes assises nationales de l'aide à domicile

L’UNCCAS participait les 28 et 29 septembre derniers aux Assises nationales de l’Aide à Domicile, organisées par le Journal du Domicile. Une nouvelle fois cet espace unique a permis à des membres de toutes les fédérations professionnelles (Adessadomicile, ADMR, Fedesap, FEHAP, FESP, FHF, FNAAPF-CSF, FNEHAD, France Silver éco, UNA, UNCCAS, Synerpa) d’échanger avec les pouvoirs publics (notamment la DGCS) ainsi qu’avec une série d’acteurs locaux, de professionnels et d’experts impliqués dans l’aide, l’accompagnement ou le soin à domicile.

Quel bilan pour la loi ASV ?

Les apports de la loi ASV ont été soulignés tout comme son caractère inachevé. La question du financement de l’aide à domicile a été largement abordée en soulignant de manière prospective les financements supplémentaires à prévoir dans les années qui viennent pour prendre en charge le vieillissement, de l’ordre de plusieurs milliards d’euros. « Il faut cesser de penser seulement à la tuyauterie, mais savoir quel liquide on va faire passer dans le système de financement », a résumé Benoît Calmels, délégué général de l’UNCCAS, proposant pour ce faire quelques pistes telles qu’une hausse de la CSG…

Quant à la régulation de l’offre d’aide et d’accompagnement à domicile, en particulier sur les modalités de tarification, elle est aujourd’hui tellement hétérogène d’un département à un autre, laissant de telles inégalités territoriales, que tout le monde s’accorde à dire qu’il faudra tôt ou tard définir un cadre national plus strict. Benoît Calmels, à ce titre, a rappelé le positionnement ancien de l’UNCCAS pour la création d’un cinquième risque consacré à la dépendance, qui pourrait être porté par la CNSA.

Des acteurs en pleine transformation

Les modèles économiques des SAAD sont aussi en questionnement. La nécessité de recourir à des financements supplémentaires, publics ou privés, pour améliorer la santé financière globale des SAAD, a souvent été rappelée, quel que soit leur modèle. Cela suppose une plus grande valorisation du travail et des services, véritable condition à leur développement quantitatif et qualitatif.

L’aide est également confrontée à des questions organisationnelles. En forte tension du point de vue du recrutement, les métiers s’orientent vers davantage d’autonomie, de responsabilité et de polyvalence, en particulier en ce qui concerne les intervenants. Ce nouveau modèle, qui s’impose progressivement, suscite les espoirs des structures car il pourrait tout à la fois être source d’efficacité et de motivation des personnels.

La polyvalence s’avère également nécessaire du fait de la diversification des services qui proposent de plus en plus souvent une prise en charge globale et partenariale des besoins, en combinant aide, soin et technologie. L’UNCCAS salue cette polyvalence lorsqu’elle sert une logique de rationalisation des services et de meilleure coordination (comme c’est le cas pour les SPASAD).

S’adapter aux nouveaux besoins

Pour terminer, on constate que le public évolue, avec des besoins pluriels, en lien avec les modes de vie, diversifiés, avec une préférence pour le vieillissement à domicile et une liberté de choix toujours plus grande. Des besoins qui intègrent aussi ceux de l’entourage de la personne aidée, ainsi que son environnement.

Ce qui implique de changer de paradigme dans la prise en charge des personnes vieillissantes, paradigme que la loi du 2002-2 et la loi ASV ont initié, mais dont l’avènement est encore assurément l’enjeu des années à venir. Mais après tout, la loi du 2002-2 n’a que 16 ans…

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