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L’espérance de vie sans incapacité s’améliore, mais les résultats restent perfectibles

L'espérance de vie sans incapacité s'améliore, mais les résultats (...)

Le dernier rapport des services du Premier Ministre consacré aux « Nouveaux indicateurs de richesse » souligne les progrès indéniables en matière d’amélioration de l’espérance de vie sans incapacité, indicateur important au regard des enjeux de la dépendance.

Les indicateurs de richesse

Nés de préconisations de la Commission sur la Mesure de la Performance Economique et le Progrès Social en 2009, les nouveaux indicateurs de richesse ont pour vocation de mesurer de façon plus fine que le Produit intérieur brut (PIB) le niveau de richesse d’une population.

Depuis 2015, dix d’entre eux font l’objet d’une mesure annuelle systématique en Europe, permettant une évaluation du niveau de développement des différents Etats Membres de l’Union :

  • le taux d’emploi
  • l’effort de recherche
  • l’endettement
  • l’espérance de vie sans incapacité
  • la satisfaction dans la vie
  • les inégalités de revenus
  • la pauvreté en conditions de vie
  • les sorties précoces du système scolaire
  • l’empreinte carbone
  • l’artificialisation des sols

L’espérance de vie sans incapacité correspond à l’objectif de développement durable (ODD) n°3 « Bonne santé et bien-être » de l’Agenda 2030, qui vise à permettre à tous de vivre en bonne santé et à promouvoir le bien-être de tous à tout âge.

Les progrès indéniables de l’indicateur de l’espérance de vie sans incapacité

En 2017, l’espérance de vie sans incapacité atteint 62,6 ans pour les hommes et 64,9 ans pour les femmes. Depuis 2010, le gain représente 1,5 an pour les femmes et 0,8 an pour les hommes. En 2017, à 65 ans, l’espérance de vie sans incapacité s’établit à 9,2 ans pour les hommes et à 10,8 ans pour les femmes. Ce gain traduit un recul de l’âge d’entrée en incapacité pour les personnes ayant atteint 65 ans.

De manière plus générale, l’espérance de vie à la naissance progresse également. En dix ans (2007-2017), l’espérance de vie des hommes à la naissance a augmenté de 2,1 ans et celle des femmes de 0,9 an, pour atteindre respectivement 79,5 et 85,3 ans en dépit de la surmortalité chez les personnes âgées observée lors de l’épisode de grippe sévère de l’hiver 2014-2015.

Des indicateurs inférieurs à la moyenne européenne

Le vieillissement en bonne santé reste cependant marqué par les inégalités socioprofessionnelles. En effet, les inégalités selon la catégorie socioprofessionnelle sont plus élevées pour l’espérance de vie sans incapacité que pour l’espérance de vie de manière plus globale.

Face à une moyenne européenne de 78,2 ans pour les hommes et de 83,6 ans pour les femmes, la France s’avère bien classée en matière d’espérance de vie à la naissance. Mais elle se situe juste dans la moyenne européenne pour l’espérance de vie sans incapacité. On note un résultat inférieur de la France à cette moyenne pour les hommes (62,6 ans pour une moyenne européenne de 63,5 ans) et légèrement supérieur pour les femmes (64,9 ans contre 64,2 ans).

L’étude vient, néanmoins, préciser que la comparaison des deux indicateurs dans chacun des pays européens met en exergue des situations contrastées, qui mériteraient des travaux supplémentaires pour en déterminer les causes.

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