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Une Europe sociale forte pour des « transitions justes »

Une Europe sociale forte pour des « transitions justes »

Suite à la nomination des nouveaux commissaires européens en janvier, la commission a présenté ses priorités en matière d’Europe sociale, affirmant souhaiter une Europe plus sociale « pour des transitions justes ». En se fixant pour objectifs l’« équité sociale » et la « prospérité », elle entend contribuer à la construction d’une société résiliente, dotée de normes élevées en matière de bien-être. Cela implique de prendre à bras-le-corps des défis sociétaux tels que le changement climatique, qui nécessite de multiples transformations au niveau des formes de travail, de la production industrielle, des modes de consommation…

Destinée à renforcer les mesures prises au niveau européen, cette série de propositions - qui s’appuient notamment sur le socle européen des droits sociaux adopté récemment par les états membres - porte sur des questions majeures telles que l’emploi et les droits sociaux, la mesure phare proposée à consultation auprès des partenaires sociaux concernant l’épineuse question des « salaires minimums équitables ». Etats membres, régions et partenaires de l’Union sont invités à apporter leurs contributions, de façon à contribuer à la mise en place d’un plan d’action.

Outre les salaires minimum équitables, dès 2020, plusieurs initiatives devraient voir le jour, comme :

  • une stratégie européenne en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes, impliquant des mesures contraignantes en matière de transparence des rémunérations ;
  • une stratégie actualisée en matière de compétences pour l’Europe ;
  • une garantie actualisée pour la jeunesse ;
  • un sommet sur le travail ;
  • un livre vert sur le vieillissement ;
  • une stratégie en faveur des personnes handicapées ;
  • un rapport sur la démographie ;
  • un régime européen de réassurance chômage.

Les défis sociaux, nombreux, témoignent des contrastes sur le continent :

  • seulement une personne « peu qualifiée » sur 25 bénéficient de la formation tout au long de la vie ;
  • le chômage des jeunes varie de 4% à 62% selon les régions de l’Europe ;
  • seule la moitié des personnes handicapées qui veulent travailler ont un emploi ;
  • un enfant sur 4 est confronté aux risques de pauvreté ou d’exclusion.
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