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Une étude décrit les conditions de travail des agents publics

Une étude décrit les conditions de travail des agents publics

Une étude de la direction générale de l’administration et de la fonction publique (DGAFP) sur les conditions de travail des agents publics, publiée le 13 janvier 2023, dresse un état de la situation en 2019, soit juste avant la crise de la Covid-19.

Pour observer la qualité de vie et les conditions de travail, six dimensions sont prises en comptes :

  1. les contraintes de rythme,
  2. les contraintes et expositions physiques,
  3. les contraintes horaires,
  4. le sentiment d’utilité au travail,
  5. les relations au travail,
  6. l’autonomie et les marges de manœuvres possibles dans le cadre de la mission de l’agent.

Les contraintes de rythme et les expositions physiques

Tout d’abord, les agents de la fonction publique sont moins exposés aux contraintes de rythme que les salariés du privé : 27% des agents de la fonction publique déclarent subir des contraintes de rythme, contre 36% des salariés du privé. Cependant, les professions intermédiaires se situant entre les postes de cadres et les employés sont les plus soumises aux contraintes de maîtrise de leur temps et de leur tâche de travail.

S’agissant de l’intensité de travail, celle-ci est plus forte dans la fonction publique hospitalière (FPH), où les deux tiers des agents déclarent devoir toujours ou souvent se dépêcher, contre un tiers dans la fonction publique territoriale. Les agents de la FPH sont également les plus exposés aux contraintes physiques (rester longtemps debout, déplacements à pied longs).

Les contraintes horaires

Les contraintes horaires sont plus fréquentes pour les hommes que pour les femmes. Dans la fonction publique territoriale (FPT), les hommes accomplissent plus d’heures que les femmes, et en parallèle 16% des hommes déclarent avoir des horaires variables, contre 24% des femmes.

Dans la FPH, les contraintes horaires sont beaucoup plus fortes : 25% des agents n’ont pas 48 heures consécutives de repos, contre 6% des agents de la FPT et 11% des agents de la fonction publique État (FPE).

Le sentiment d’utilité

Cette étude a constaté que les agents de la FPH sont ceux qui se sentent le moins souvent inutiles dans leur emploi. En effet, seulement 15% des agents de la FPH se sentent inutiles, contre 24% des agents de la FPE et 23% des agents de la FPT.

Toutefois, ce sentiment d’utilité est plus fort dans la fonction publique que dans le secteur privé.

Les relations au travail

Bien qu’un quart des agents de la fonction publique déclarent vivre des tensions avec leurs supérieurs hiérarchiques, seulement 8% estiment ne pas être aidés par leurs collègues.

S’agissant des relations avec le public, parmi les agents en contact direct avec le public, un sur deux se plaint de vivre des situations de tension.

Enfin, le sentiment de manque de reconnaissance dans la fonction publique s’est accru de 5 points depuis 2013. A la question, « Est-ce que je reçois le respect et l’estime que mérite mon travail ? », 37% des agents répondent par la négative.

Pour aller plus loin, consultez le portail du ministère de la Transformation et de la Fonction publique.

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