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Soutien à la parentalité : quelles solutions en période de reconfinement ?

Soutien à la parentalité : quelles solutions en période de reconfinement (...)

Télétravail, organisation d’activités ludiques, poursuite des apprentissages, alimentation, usage des écrans… Si les parents ont été amenés à relever de nombreux défis en avril dernier, leur besoin d’accompagnement et de soutien peut s’avérer particulièrement important en cette période de reprise épidémique. Plus encore pour les familles dont l’enfant connait une vulnérabilité spécifique, ou celles faisant face à des difficultés nées ou renforcées du fait de la crise sanitaire et économique

Les services et établissements de soutien à la parentalité

La DGCS l’a rappelé, le soutien à la parentalité recouvre des « services indispensables au bien-être des parents et des enfants ». Ainsi, leurs activités restent maintenues dans le cadre du reconfinement dans le respect des consignes sanitaires prévues par un Guide ministériel Covid19 – Soutien à la parentalité :

  • L’accueil se fait en effectifs limités et avec port systématique d’un masque de protection par tout professionnel ou usager de plus de 11 ans ;
  • Pour faciliter les opérations de contact-tracing, l’accueil se fait sur inscription ou avec tenue d’un registre ;
  • Les exigences en matière de nettoyage sont renforcées dans l’ensemble des structures ;
  • En cas de difficulté, résultant notamment d’absences de professionnels, une priorisation des interventions est réalisée par les SAAD familles afin de maintenir l’accompagnement des familles particulièrement vulnérables. Ils peuvent prioriser les interventions dans les situations suivantes : décès d’un enfant ou d’un parent ; soins et traitements de courtes ou longues durées d’un parent ou d’un enfant, avec réduction significative des capacités physiques ; grossesse et maternité.
  • En complément, la mise en place d’actions de soutien à distance (lignes téléphoniques, actions en visioconférences, appels proactifs aux familles, emailing …) sont fortement encouragées.

Pour les professionnels des CCAS/CIAS non gestionnaires, la bonne connaissance de ces dispositifs et services de proximité peut aider les parents à mieux les identifier. Variés, ils recouvrent notamment les SAAD Familles, les espaces de rencontre, les services de médiation familiale, les établissements d’information et de conseil conjugal et familial (EICCF/EVARS), les Lieux d’Accueil Enfants-Parents (LAEP), les REAAP (Réseaux d’Ecoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents), Pôles Ressources et Handicap, etc.

Les solutions de répit des modes d’accueil

En parallèle, le protocole sanitaire dédié aux EAJE incite les gestionnaires à offrir des solutions de répit aux parents, par des modes d’accueil adaptés aux besoins qu’ils expriment, notamment « ponctuels ou en horaires décalés » . Il attire l’attention sur « la situation inédite du chômage en France » laquelle « rend encore plus indispensable toute action permettant de lever les freins du retour à l’emploi que peut constituer l’absence ou le manque de solution de garde pour les jeunes enfants ».

Lignes d’écoute, plateforme de coaching parental … Localement, de nombreuses initiatives ont émergé spontanément pour soutenir les parents en recherche de conseils et soutien pendant la première vague. Nombre d’entre elles sont recensées et valorisées par l’intermédiaire des caisses des allocations familiales, qui portent une attention plus spécifique sur :

  • Les dispositifs d’appui, d’écoute et de conseil à distance proposés aux parents ;
  • L’accompagnement des parents mal à l’aise avec le numérique, allophones ou en situation d’illettrisme ;
  • Les actions de soutien au répit notamment des parents ayant des enfants en situation de handicap ;
  • L’accompagnement des parents dans la scolarité de leurs enfants ;
  • Les propositions d’activités éducatives et ludiques, notamment sans recours aux écrans.

Les Ressources utiles à relayer auprès des familles

Dans le prolongement, la Caisse Nationale des Allocation familiales (CNAF) centralise sur son site de référence monenfant.fr un ensemble de recommandations et tutoriels en distanciel (activités manuelles, artistiques, musicales) à destination des parents.

De son côté, le Ministère des Solidarités et de la Santé propose aussi un recensement non exhaustif des ressources portées par un pluralité d’acteurs. On y retrouve par exemple la plateforme Enfance et Covid créée à l’initiative de pédiatres, psychologues ou de membres de la Commission des 1000 jours tel que Boris Cyrulnik. Les contenus pédagogiques y sont fléchés selon les profils : parents, futurs parents ou encore professionnel de l’éducation et de la petite enfance.

Le service 119 – Enfance en danger - renforcé

Le premier confinement a exacerbé cette réalité souvent oubliée : le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger (numéro 119) a enregistré une augmentation de 56,2% des appels par rapports à 2019. Le taux de violences familiales aurait pour sa part augmenté de plus de 30%. Face au risque induit par ce nouveau confinement, des moyens supplémentaires ont été attribués aux différents dispositifs de lutte contre les violences.

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