J'ai compris, mais plus tard...
Actualités

Sondage Unccas-Opinon Way-Public Sénat : les Français ont une bonne opinion de leurs maires

Sondage Unccas-Opinon Way-Public Sénat : les Français ont une bonne opinion (...)

Un sondage Opinion Way réalisé pour l’Unccas et la chaîne Public Sénat révèle que les Français ont une vision positive de leurs maires et du travail qu’ils ont accompli au cours de leur mandature. Cette image valorisée est cependant exprimée parallèlement à un souhait de renouvellement de la vie publique française et ne préjuge donc pas du résultat des prochaines élections municipales. La même étude révèle que les Français craignent d’être à découvert dès la moitié du mois, à partir du 18ème jour.

Le maire, une figure de proximité épargnée par le « dégagisme »...

68% des Français considèrent que le maire est l’élu qui comprend le mieux leurs préoccupations, « loin devant les autres élus », notent les auteurs du rapport. Ils sont en effet 5% à juger que c’est le cas du Président de la République, et 1% à avoir cette opinion des députés européens.

71% ont une une vision positive du travail de leur maire depuis 2014 (11% jugent ce travail « excellent », 60% le jugent « bon »). Cette satisfaction est particulièrement marquée dans les communes rurales et les villes de 20 000 à 100 000 habitants, où elle atteint 74%.

La notoriété des maires est également forte : 70% des personnes interrogées déclarent connaître le nom de leur élu.. et 65% le citent sans se tromper.

Parmi les facteurs expliquant cette image positive, le sondage s’attarde sur l’interdiction du cumul des mandats, « une bonne chose » pour 73% des Français et même « une très bonne chose » pour 39%. En toute logique, 55% des répondants sont hostiles au rétablissement de son autorisation pour les députés-maires. « Appréciant le travail de leur maire, les Français souhaitent que ce dernier se consacre pleinement à sa tâche », résument les auteurs.

... mais rien n’est joué pour les Municipales

Si 51% des personnes interrogées ont l’intention de voter pour leur maire actuel ou le candidat qu’il soutiendra, 44% d’entre eux souhaitent privilégier une autre candidature lors des élections municipales de 2020. Et parmi eux, ils sont 34% à exprimer une situation un désir de « renouveau politique » pour leur municipalité.

Comme l’exprime Benoît Calmels, délégué général de l’Unccas, interrogé par la chaîne Public Sénat, une réelle « volonté de rajeunissement du personnel politique » s’exprime, passant par l’élection d’élus jeunes mais reflétant également une plus grande diversité (de genre, d’origine...).

Autre signe devant inciter les futurs candidats à la prudence, la priorisation des motifs cités par les répondants pour faire leur choix : le programme du candidat apparaît aujourd’hui en tête des priorités (82% des répondant y accordent de l’importance, dont 41% « beaucoup »). Viennent ensuite le bilan (important pour 77%) et la « personnalité » (pour 76%). L’étiquette politique n’est primordiale que pour 56% des Français, confirmant la fin de la primauté de la politique partisane, en tout cas à l’échelle locale.

A noter également 76% des répondants déclarent que l’issue des élections européennes n’aura pas d’impact sur leur décision, alors que celles-ci ne se sont tenues qu’il y a quelques semaines.

L’Unccas encourage les nouvelles candidatures et s’est engagée dans un travail de sensibilisation à l’importance des politiques sociales à travers le projet Objectif Municipales 2020, comportant un kit de campagne complet en ligne et la possibilité de commander un Guide du Candidat.

Les Français exposés au découvert bancaire

Dans cette même étude, 42% des répondants se déclarent exposés aux découverts bancaires. Pour près d’un quart de la population (23%), cela se produit une fois par trimestre. Et pour 14% des Français, tous les mois...

Dès le 18ème jour de chaque mois, les Français craignent de finir à découvert et vivent donc dans un sentiment de précarité les deux dernières semaines du mois. Cette information souligne à nouveau l’importance des politiques locales de solidarité, auxquelles participent les aides facultatives des CCAS au cœur de l’enquête « Vivre » de l’Unccas publiée récemment.

Lire l’article de Public Sénat

 
Retour en haut de page