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Fiche d'expérience

Réalisation d’un Atlas social

Réalisation d'un Atlas social

Contexte

Le CCAS a initié la démarche d’observation sociale dans un double objectif :
- répondre aux obligations légales du décret du 6 mai 1995, selon lequel « le CCAS réalise annuellement une Analyse des Besoins Sociaux de la population »,
- doter le CCAS d’un outil d’aide à la décision et de pilotage lui permettant d’asseoir son rôle de coordinateur de l’action sociale à l’échelle communale.

Description / Fonctionnement de l'action

La faculté de géographie d’Orléans forme des cartographes, ayant, entre autres, vocation à travailler sur les systèmes d’informations géographiques des collectivités locales.

Dans le cadre d’un projet tutoré, le CCAS a conventionné avec l’université pour que quatre étudiants participent à la réalisation d’un Atlas social de la ville. Le CCAS s’est chargé de collecter les données statistiques auprès de différents partenaires (INSEE, CAF, ANPE, DDTEFP, impôts, etc.), conventionnant avec certains (la CAF notamment, ainsi que le conseil général - convention en cours pour ce dernier).

Les étudiants ont participé à la définition et au choix des indicateurs pertinents et ont organisé les données collectées dans une base de données sociales. L’étape suivante a consisté à réaliser les fiches cartographiques, une centaine au total, ventilées en huit thèmes (démographie, revenus des ménages, minima sociaux, personnes âgées, famille petite enfance, jeunes, logement, emploi).

Bilan

La réalisation de cet Atlas social a permis de mettre en exergue des problématiques qui n’avaient pas été identifiées, ainsi que certains territoires au profil particulier. La démarche a par ailleurs permis d’objectiver des ressentis et de lever certaines représentations.

L’implication des usagers dans la démarche par les enquêtes permet de les impliquer. Concernant les bénéficiaires du RMI par exemple, l’enquête réalisée auprès de ce type de public a permis :
- une adaptation de notre réponse à leurs besoins qui ont été analysés,
- une amélioration et une adaptation de notre organisation grâce à l’homogénéisation des pratiques de nos trois agences qui a permis de retenir la pratique la plus satisfaisante pour les usagers.

La transversalité et le caractère participatif de ce projet nous ont conduit à l’inscrire naturellement dans la démarche de développement durable pilotée par la Ville. La participation des habitants au forum 21, instance de réflexion, apporte un regard encore différent sur les indicateurs collectés.

La démarche se veut pérenne, ce qui implique ultérieurement une mise à jour de l’Atlas, vraisemblablement sur un Intranet/Extranet dynamique alimenté par la base de données déjà constituée, et non plus au format papier.

Moyens

La réalisation de cet Atlas social n’a pas nécessité de budget particulier. En revanche, l’investissement humain est estimé à 4 ETP sur 4 mois pour la constitution de la base de données et la production des cartes, et à 0,25 ETP sur 7 mois pour l’attaché chargé de piloter le projet.
Des outils spécifiques ont par ailleurs été requis : logiciel de cartographie (Mapinfo), logiciel de géocodage des données, logiciel de réalisation et d’analyse d’enquête (Sphinx), logiciel de base de données (Access), etc.

Les partenaires

Partenaires opérationnels

Partenariat formalisé par convention : Faculté d’Orléans, INSEE, CAF du Loiret, conseil général (formalisation de cette dernière début 2007).
Autres partenaires : Associations du secteur social, services de la Ville (politique de la Ville, SIGOR, etc.), ANPE, DDTEFP.

Ils financent l'action

Aucun.

Les observations du CCAS/CIAS

Cette démarche a permis d’apporter au CCAS et à ses partenaires un précieux outil d’aide à la décision, sans mobiliser de moyens financiers particuliers, grâce au partenariat avec la faculté d’Orléans et avec les acteurs de l’action sociale locale.

La démarche est encore récente et le CCAS n’a pas le recul nécessaire pour apprécier son impact, mais elle contribue indéniablement à fédérer les acteurs du social au niveau local et à impulser une dynamique de développement social qui se veut transversale et participative. Les acteurs et les travailleurs sociaux sont encore en phase « d’appropriation » de ce nouvel outil.

Photo : Wikimedia Commons / GIRAUD Patrick

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