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Près d’un résident sur deux doit puiser dans son épargne ou compter sur ses proches pour payer l’EHPAD

Près d'un résident sur deux doit puiser dans son épargne ou compter sur (...)

D’après l’enquête CARE-Institutions réalisée à la fin de l’année 2016 par la DREES, avec le soutien de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), la participation financière minimum des résidents en EHPAD s’élève à 1 850 euros mensuels, après perception des allocations et contributions des obligés alimentaires, pour la moitié d’entre eux.

Cette somme varie peu selon le niveau de perte d’autonomie. Pour l’essentiel, elle dépend du statut de l’établissement. La participation financière médiane s’élève ainsi à 1 730 euros dans les établissements publics non hospitaliers. Les retraités vivant en France perçoivent en moyenne une pension d’environ 1 500 euros nets mensuels. 54% des personnes âgées accueillies en établissement affirment ne mobiliser aucune ressource externe. Certains doivent donc mobiliser d’autres ressources pour financer les coûts liés à la prise en charge en établissement.

Un tiers des résidents déclarent devoir puiser dans leur épargne pour financer les frais liés à la prise en charge de leur dépendance en institution,. Les résidents précisent aussi recourir à d’autres moyens de financement : l’aide financière de l’entourage (11%) et la vente de patrimoine (5%). Pour 21% d’entre eux, les frais sont couverts par les revenus personnels et par des allocations, dont l’aide sociale à l’hébergement, soit 11% de l’ensemble des résidents. Plus d’un résident sur dix bénéficie de l’aide sociale à l’hébergement. Dans certains cas, une participation financière de l’entourage peut avoir lieu sans que le résident en soit informé tandis que dans d’autres, le résident pourrait avoir sous-estimé les revenus déclarés dans l’enquête, ce qui rendraient en réalité suffisants ces revenus pour couvrir les dépenses.

Lorsqu’ils se projettent dans l’avenir, 36% des résidents estiment pouvoir financer leur dépendance avec leurs ressources courantes. Près d’un résident sur dix envisage de vendre du patrimoine pour couvrir ces dépenses. La moitié pense devoir puiser dans son épargne pour supporter le coût lié à leur perte d’autonomie. Un résident sur quatre envisage de mobiliser plus d’un moyen pour financer les dépenses de dépendance et d’hébergement. Le plus souvent, le recours à son épargne personnelle et la sollicitation de l’entourage sont envisagés.

L’étude a été menée auprès de 3 300 personnes âgées de plus de 60 ans résidant de manière permanente dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), dans les autres types de maison de retraite et dans les établissements de soins de longue durée (SLD). Des données ont également été recueillies auprès de leurs aidants informels.

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