J'ai compris, mais plus tard...

Contexte

Le CCAS a répondu à un appel à projet lancé par la Fondation Transdev. Le projet a été retenu et un financement de 10 000 euros a été obtenu.

Cette somme permet de rémunérer intégralement les prestations de l’association « Look’up ». Celle-ci propose aux hommes et femmes en situation de précarité et hébergés dans les structures d’accueil gérées par le CCAS (hôtel social et centre d’accueil Hilaire Cordier) de travailler sur l’image de soi à travers des entretiens, des conseils, un atelier coiffure et des soins esthétiques.

Description / Fonctionnement de l'action

Les personnes en situation d’exclusion ou de précarité sont confrontées à de nombreuses difficultés auxquelles elles doivent répondre, laissant pour « plus tard » toute préoccupation liée à l’apparence. La précarité entraîne ainsi trop souvent une grande négligence de l’être, du corps et de la santé physique et mentale. L’image de soi est pourtant un facteur déterminant à prendre en compte dans une démarche de réinsertion sociale et professionnelle.

C’est dans cet esprit que « Look’up » a développé diverses actions visant à redonner aux personnes éloignées de l’emploi et / ou du logement les moyens d’y accéder en participant à un atelier de travail sur l’image de soi qui développe leurs connaissances en termes de présentation lors d’un entretien d’embauche ou d’une rencontre avec un organisme locatif, qu’il s’agisse de la manière de s’habiller, de se coiffer...

 

L’objectif de l’action « Mon image : mon miroir » se décline ainsi sur plusieurs niveaux :
- par ce processus de reconstruction, favoriser l’accès à l’emploi ou à une formation,
- favoriser l’autonomie de la personne en lui permettant de s’exprimer, se faire comprendre et ainsi créer du lien social en l’amenant à participer à des pratiques collectives,
- éviter la stigmatisation des individus : mixité, choix de l’activité, choix du rythme des participations, 
- amener l’individu à être acteur de son propre développement en faisant émerger le positif et ses atouts inexploités,
- offrir à la personne des moments de détente ou de plaisir où elle peut pour un temps, mettre de côté ses difficultés.
La participation et les modalités d’accès :
L’action permet de faire participer environ 70 à 80 personnes. La limitation des participations est volontaire et permet d’assurer une continuité dans le suivi des personnes. La participation à l’action est soumise à inscription auprès des travailleurs sociaux de chaque structure. Les informations concernant les bénéficiaires sont centralisées par la responsable de l’hôtel social, qui effectue le lien avec l’association chargée de l’action.

Fréquence de l’activité :
Une demi-journée par semaine durant une année.

Bilan

28 personnes ont été concernées par l’action dès les trois premiers mois. L’objectif de 50 personnes sur un an sera donc atteint et même dépassé.

Les premiers résultats sont encourageants sur le plan de l’insertion professionnelle : deux personnes ont obtenu un CDD et un jeune intègre l’EPIDE (école de la deuxième chance).

Néanmoins, l’action est encore trop récente pour pouvoir effectuer un bilan plus approfondi. Le suivi de l’action grâce à un tableau de bord, des réunions mensuelles avec les membres de l’association chargés de l’action, à l’utilisation de fiches navettes avec les services de l’insertion professionnelle et des bilans biannuels... permettront d’ici quelques mois de mesurer l’impact du dispositif dans le parcours des bénéficiaires.

Moyens

L’équipe de travailleurs sociaux de chaque structure d’hébergement,
La responsable de l’hôtel social.
L’association Look’up avec la participation de socio-esthéticiennes.

Budget : 10 000 euros

Les partenaires

Partenaires opérationnels

L’association Look’up

Ils financent l'action

La Fondation Transdev

Les observations du CCAS/CIAS

Les premiers résultats montrent que la réflexion initiale était fondée et que le travail sur l’image de soi n’est pas une abstraction mais répond à un besoin réel.

L’action a créé une réelle dynamique de groupe, complémentaire à l’action des travailleurs sociaux en matière de lutte contre les diverses formes d’exclusion.

Elle porte également des résultats en matière d’épanouissement personnel de certaines personnes fréquentant les ateliers.

Photo : Wikimedia Commons / Velvet

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