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Mobilité résidentielle des seniors : comment évolue t-elle avec l’âge ? Quelles en sont les conséquences ?

Mobilité résidentielle des seniors : comment évolue t-elle avec l'âge ? (...)

Chaque année, près de 5 % des seniors déménagent entre 55 et 64 ans, au moment de la retraite, chiffre diminuant progressivement avec l’avancée en âge, avant de fortement rebondir après 85 ans, au grand âge souvent accompagné d’une perte d’autonomie.

Les mobilités résidentielles paraissent dans l’ensemble peu motivées par la volonté de bénéficier d’un meilleur accès aux soins médicaux. Après 85 ans, la mobilité est le plus souvent liée à une entrée en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Ces caractéristiques de la mobilité des seniors et leurs conséquences sont les résultats de travaux d’études menés par la Caisse des Dépôts.

RETOUR SUR LES PRINCIPAUX RESULTATS DE CES TRAVAUX D’ETUDE

Des mobilités plus importantes au moment de la retraite et au grand âge :

Les mobilités résidentielles rythment les grandes étapes de l’existence à l’âge adulte : un départ à la retraite sur huit se traduit ainsi par un changement de résidence. Toutefois, les déterminants des mobilités changent avec l’âge puisqu’elles ne sont plus tant dictées par des exigences professionnelles que par des choix personnels d’implantation géographique liés aux origines familiales, à la volonté de se rapprocher d’une région en particulier… Et surtout, la mobilité résidentielle ne s’interrompt pas une fois le passage à la retraite survenu : elle demeure significative bien après 65 ans, et s’accroît même au grand âge, en lien notamment avec la problématique de la perte d’autonomie et plus particulièrement, l’entrée en EHPAD.

Une accessibilité des soins différente selon le lieu de destination :

L’accessibilité des soins est très hétérogène sur le territoire. Le souhait d’avoir plus facilement accès aux soins peut influer sur la décision de déménager comme sur le choix de la commune de destination en cas de mobilité. Et pourtant, dans l’ensemble, les mobilités résidentielles paraissent peu motivées par la volonté de bénéficier d’un meilleur accès aux soins médicaux. En revanche, les mobilités interdépartementales peuvent modifier, de manière sensible, l’accessibilité des soins des personnes.

L’orientation des flux migratoires, après 85 ans, vers des départements ayant une capacité d’accueil des personnes âgées élevée ou des coûts d’hébergement des personnes âgées assez faibles :

Une rupture apparaît entre la tranche 75-84 ans et celle des 85 ans et plus. Après 85 ans, les mobilités sont souvent déclenchées par l’impossibilité de demeurer à son domicile. Elles se dirigent davantage vers des départements ruraux ou en périphérie urbaine ayant une capacité d’accueil en EHPAD très élevée.

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