J'ai compris, mais plus tard...
Cette action n’est plus portée par le CCAS/CIAS.

N’hésitez pas cependant à vous inspirer de cette fiche pour imaginer un projet similaire.

Contexte

Notre démarche est née d’un constat partagé par les travailleurs sociaux, à savoir que malgré les nombreux dispositifs mis en place, il reste encore des personnes plus ou moins éloignées de l’accès aux soins. Bon nombre de personnes rencontrées ont du mal à appréhender leur corps, à exprimer une douleur physique et bien plus difficilement encore la souffrance psychique.

Description / Fonctionnement de l'action

Les rencontres santé consistent en la mise en place de réunions d’information et de prévention autour de problématiques de santé à destination des habitants de la commune. L’originalité de la démarche réside en la mise en œuvre de séances préparées en amont grâce à la rencontre de professionnels de santé, de travailleurs sociaux et d’habitants.
L’action s’adresse à tous les habitants majeurs de la commune avec une orientation plus directe vers les usagers du CCAS et des autres institutions sociales de la commune, les personnes les plus éloignées de la santé, les femmes, les personnes âgées, les personnes en souffrance physique et/ou psychique.

Il s’agissait donc de favoriser les échanges entre les habitants et de permettre aux professionnels de santé du territoire de dépasser les échanges exclusivement interdisciplinaires pour aller vers une dynamique plus horizontale et transversale.

La phase d’élaboration :
- 1er semestre 2005
Un collectif a tout d’abord été formé afin d’entamer une réflexion autour de la santé (place de la santé dans la ville, créations d’outils, etc.). Les habitants et les professionnels de santé ont été impliqués dans le projet au démarrage par le biais de questionnaires (soit environ deux cents pour les professionnels libéraux et une centaine pour les habitants). Une première analyse a pu être établie à partir des résultats. Deux rencontres ont été organisés avec les professionnels et les habitants, sollicités soit en individuel, soit sur des séances collectives selon la pratique professionnelle de chaque membre du collectif.

La phase de mise en œuvre
- 2éme semestre 2005
La phase précédente a permis de mettre en évidence la nécessité de travailler autour de la dynamique globale de la prise en charge de la santé selon la définition de cette dernière par l’OMS : « La santé c’est le complet bien-être physique, psychique et social ». Il s’agira donc de travailler sur cinq thématiques : l’hygiène de vie, les questions de femmes, le mal-être, quand on avance dans l’âge, les dépendances. Chaque groupe de travail est au moins constitué d’un travailleur social, d’un professionnel médical libéral, d’un professionnel associatif ou institutionnel ayant une action en lien avec la thématique et un habitant. Chaque séance possède une trame commune, à savoir une brève présentation théorique faite par le professionnel de santé et un témoignage d’un habitant. Le professionnel porte un éclairage médical sur le récit, il s’agit en outre d’ouvrir l’échange à l’ensemble des participants.

Bilan

Points positifs : l’intérêt de l’action est reconnu par l’ensemble des partenaires sollicités qu’ils soient professionnels de santé ou du champ social, et par les habitants. Force est de constater l’atténuation du clivage entre le sanitaire et le social. L’action permet également de valoriser un mieux-être en partant des composantes tant physiques que psycho-sociales des habitants, de mettre au centre les questionnements des habitants.
Cette action de proximité permet en outre à chaque intervenant d’appréhender de façon qualitative la santé des habitants de la commune et de prôner la dynamique citoyenne. L’impact au niveau de l’implication des habitants est mesurable qualitativement tant au niveau de la prise en charge de leur santé que de la création des liens sur la commune par le biais d’instances de réflexions.

L’action s’est poursuivie en 2006 et l’ensemble des participants ont souhaité, suite au bilan de l’année 2005, axer les séances d’informations sur le thème de l’alimentation, déclinées en l’équilibre alimentaire, la gestion du frigo, les troubles du comportement alimentaire et les maladies associées (diabéte, allergies, etc.) Nous nous sommes entourés de professionnels de santé spécialistes du domaine. Les rencontres se déroulent le dernier mardi soir de chaque mois.

Difficultés rencontrées :
* mobiliser l’ensemble des acteurs sur des temps communs,
* pour des médecins libéraux de s’inscrire dans un travail en lien avec le secteur public,
* obtenir des financements pour des objectifs généralistes qui ne ciblent pas une population ou une maladie mais qui constituent l’amorce d’une dynamique.

Moyens

Un agent du CCAS, dix heures par semaine, une conseillère ESF du centre social, quatres heures par semaine, des agents d’institutions publiques mis à disposition.
Budget de l’année 2005 :
Communication : 650 Euros, intervention extérieure : 450 Euros,
Frais de personnel : 8 000 Euros, fournitures administratives : 850 Euros.

Les partenaires

Partenaires opérationnels

Centre médico-social du conseil général, centre social et culturel de Thouars, centre de santé, centre médico psychologique de la Ville, CPAM de la Gironde, maison départementale de la santé, diverses associations de prévention et d’éducation à la santé.

Ils financent l'action

Le CCAS.

Les observations du CCAS/CIAS

La phase d’élaboration terminée, l’action s’est avérée rapidement positive et porteuse d’espoir. Beaucoup de partenaires ont été rencontrés et mobilisés. Le travail en groupe restreint autour de chaque thématique fonctionne efficacement. Il a été nécessaire de soutenir les actions entreprises pour permettre au deuxième niveau de rencontres (avec les habitants) d’être significatif. Les partenaires associés à cette demarche ont tous fait le constat de la nécessité de créer des outils communs favorisant le travail en lien sur un même territoire.

Il est prévu que cette démarche portée par le CCAS soit poursuivie sur le long terme, car les premiers niveaux de rencontres créés grâce aux séances de prévention et d’information, peuvent être étoffés par un travail plus approfondi de chaque commission.

Photo : Wikimedia Commons / Cépey

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