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Fiche d'expérience

Les jardins du cœur : du jardin a l’assiette

Les jardins du cœur : du jardin a l'assiette

Cette action est à vocation sociale, environnementale et économique. Pilotée par le CCAS, elle consiste à conforter le développement d’une culture maraîchère biologique et la préservation de la biodiversité sur 3 sites urbains gérés de manière collective et participative avec un public en grandes difficultés sociales, visant à faciliter leur autonomie alimentaire, le vivre ensemble, l’insertion professionnelle.

Contexte

La ville de Valenciennes compte 12 575 allocataires en 2014, soit une progression de 2% par rapport à l’an dernier. Plus d’une personne sur deux (60%) est impactée par le versement d’une prestation de la CAF du NORD. La précarité pèse lourdement sur la ville. En effet, le nombre de bénéficiaires des minima sociaux est en constante augmentation : 5 009 fin 2014 contre 4 865 fin 2013 et on recense 3 981 bénéficiaires du RSA.

18% de la population non scolarisée (643 personnes) en décembre 2014 n’a pas de réelle qualification (niveau VI aucun diplôme et V bis niveau CAP-BEP). Avec une population globalement moins diplômée que l’ensemble du Nord-Pas de Calais, Valenciennes possède un taux d’emploi plus faible que dans le reste de la région. Les différents publics cumulent le plus souvent de nombreux handicaps qui accentuent le phénomène de précarisation (chômage, logement, santé, ruptures familiales…).

L’aide alimentaire, levier traditionnel d’intervention inscrite dans la genèse des CCAS devient, in fine, le dernier rempart ayant tout basculement dans la très grande exclusion. L’action intitulée « du jardin à l’assiette » appréhendée comme support d’activité s’appuie sur l’analyse des besoins sociaux du CCAS et le diagnostic territorial de la MDE et de la DIRECTE. Elle concentre les efforts de solidarité et d’insertion sur les situations d’exclusions les plus difficiles en satisfaisant les besoins fondamentaux et en améliorant le niveau de compétences professionnelles et l’employabilité des différents publics accueillis. Les politiques d’insertion menées par le CCAS et le traitement de la pauvreté combinent aujourd’hui deux logiques complémentaires : celles se situant dans le domaine des droits sociaux des citoyens mais aussi la question cruciale de l’emploi. Ainsi elles se détachent quelque peu des formes traditionnelles d’assistance.

Description / Fonctionnement de l'action

Finalité de l’action

Rendre les publics accueillis acteurs de leur autonomie sociale et professionnelle

Objectifs

Objectif premier et historique

 
Lutter contre l’exclusion sociale en utilisant comme support les activités de jardinage

Objectif général de l’action

 
Permettre aux bénéficiaires de s’approprier les principes d’une consommation responsable en vue de les réintégrer progressivement dans une dynamique de réinsertion professionnelle.

Poursuivre la production maraîchère biologique dans une logique de développement durable, de bien-être et de lien social

 

  • Développer une pratique d’agriculture urbaine écologique génératrice de lien social
  • Favoriser des espaces d’agriculture urbaine à portée de main (bacs à culture sur les balcons ou en terrasse)
  • Développer les notions d’hygiène, de nutrition, de diététique, d’équilibre alimentaire en utilisant comme levier la culture biologique

Rendre les bénévoles acteurs dans la production de leur alimentation

 

Promouvoir une alimentation saine et équilibrée (principalement issue de variétés locales et sans pesticides auprès des habitants

 

  • Favoriser les échanges autour du développement durable et de la biodiversité entre les bénévoles vivants dans les quartiers prioritaires et les habitants de quartier non prioritaires bénéficiant d’un jardin individuel
  • Sensibiliser les différents publics à la découverte des productions locales et à leur valorisation et transformation
  • Conforter la redistribution des productions légumières des jardins en lien avec un réseau constitué d’associations

Objectifs secondaires (entrant dans le cadre plus général du projet de territoire)

 

  • Favoriser une meilleure santé des usagers/cultivateurs (l’action du jardin à l’assiette est un support aux actions santé (ateliers santé collectifs, bilan santé, suivi des soins)
    • Animer des ateliers santé collectifs avec le service de prévention santé du Conseil Départemental et la Caisse Primaire d’Assurance Maladie du Hainaut
    • Faciliter l’accès aux soins par la valorisation de bilan de santé
    • Accompagner les publics les plus vulnérables dans les démarches et de suivi des soins
    • Consolider les partenariats avec les acteurs sociaux
  • Favoriser le lien alimentation-santé des habitants
    • Développer l’essaimage des tables solidaires collectives autour de la préparation et prise de repas partagés ou à emporter
  • Accompagner le retour à l’autonomie sociale et économique des publics accompagnés
    • Améliorer le niveau d’employabilité par des mises en situation de travail
    • Lever les freins d’accès à l’emploi (permis de conduire, acquisition d’un véhicule, mode de garde d’enfants…)
    • Faciliter l’accès à un chantier d’insertion ou aux offres des entreprises d’insertion et/ou des entreprises de travail temporaire d’insertion
    • Créer des parcours d’insertion individualisés conçus comme autant d’étapes et de démarches susceptibles d’accélérer la réinsertion professionnelle
    • Remettre le maximum de personnes soit dans une activité d’utilité sociale soit dans un parcours d’accès à la qualification ou l’emploi

Objectif quantitatif

 
Accueillir 60 personnes en entrée et sortie permanentes sur une année au regard des publics ciblés

Fonctionnement de l’action

Au départ (en 1991) le CCAS a mis en place, avec le soutien du Conseil Départemental du Nord, l’activité des Jardins du Cœur (sur un des 3 sites actuels) pour accueillir un public en très grande difficulté (les sans-domiciles fixe, les bénéficiaires des minima sociaux, les personnes isolées…). Ce projet est né à partir d’un foyer d’hébergement pour les sans-abri géré par le CCAS jouxtant un terrain en friche.

Aujourd’hui cette action s’est développée puisque le site urbain s’est agrandi et une zone agricole a été affectée uniquement à l’exploitation de légumes biologiques sur 1 hectare et demi (la « zone du Vignoble »). Des ruches ont également été disposées sur le site du Vignoble.

Ce sont les mêmes personnes qui cultivent dans les 3 lieux. La répartition se fait en fonction des besoins et des personnes présentes.

Le repérage des publics s’effectue à travers des permanences tenues par les travailleurs sociaux sur les quartiers et lien direct avec nombre de partenaires (ADOMA, centres d’hébergements, urgence sociale, associations de quartier, Restos du Cœur…).

L’activité de préservation et de valorisation des potentialités naturelles des lieux cultivés est rythmée en fonction des saisons et des attentes des usagers/cultivateurs. Ceux-ci y travaillent du lundi au jeudi de 8h à 12h et l’après-midi de 14h à 16h.

L’encadrement des ateliers est effectué par deux encadrants techniques qui sont employés par le CCAS. Ils sont titulaires du titre professionnelle d’encadrant technique d’insertion (Diplôme de niveau IV obtenu auprès de l’AFPA).

Au sein de ces ateliers se déroulent des « micro-ateliers » créés avec l’appui de l’équipe pluridisciplinaire du CCAS et en lien avec les partenaires liés à ces thématiques :

  • Atelier de développement durable et de biodiversité avec intervention d’agents du CCAS formés en partenariat avec des agents du service « Cadre de vie » de la ville de Valenciennes et du Parc naturel transfrontalier du Hainaut (obtention du label « Eco-Jardins » le 28/09/2014).
  • Atelier de promotion et d’éducation à la santé avec intervention des CESF du CCAS et de son référent santé, agents du Service de Prévention Santé du Département, de l’Institut Pasteur pour les bilans de santé et de la CPAM. Un accompagnement médi-co-social peut-être mis en place.
  • Atelier de cuisine et table solidaire : il s’agit d’organiser des tables conviviales avec les personnes qui travaillent au Jardin, d’autres personnes isolées (habitants et séniors) et des partenaires du réseau en mettant en exergue l’apprentissage de la cuisine, ponctuées de séances d’éducation et d’équilibre alimentaire à partir de la récolte des légumes cultivés.

Sur le site du vignoble se déroulent 2 nouvelles activités depuis 2016 : l’Atelier Apiculture (10 ruches bientôt) avec l’aide d’un apiculteur professionnel bénévole et l’Atelier Chalet Exposition (découverte par un public jeune ou des clubs séniors des différentes activités et productions des Jardins).

Par ailleurs des tables solidaires sont organisées dans les quartiers prioritaires de la ville par le CCAS qui s’appuie sur une équipe de bénéficiaires motivés des Jardins. Les produits cultivés dans le cadre de l’action Du jardin à l’assiette sont au menu.

En parallèle, un accompagnement individuel est effectué auprès des personnes par Christophe Marchant, chef de projet, pour développer l’insertion par le logement et soutenir la remobilisation personnelle vers l’emploi. Les participants à l’action bénéficient d’un accompagnement social renforcé. Un bilan complet de la situation est réalisé à l’entrée dans l’action et les intéressés sont reçus régulièrement en entretien individuel (une fois par mois minimum). Chaque personne se voit délivrer « un livret de parcours de l’acteur de l’insertion » qui est rempli avec l’agent du CCAS. Le suivi de l’action se traduit à travers un bilan mensuel tant individuel que collectif avec les bénéficiaires ainsi que par la tenue d’un tableau de bord de suivi correspondant à la mise à jour des parcours.

Les produits récoltés sont quant à eux partagés entre les cultivateurs et distribués dans certaines associations d’urgence sociale comme les Petits Frères des Pauvres, la Croix Rouge ou encore une association caritative comme Midi et Partage, voire même des CHRS.

Les encadrants techniques avec les travailleurs sociaux cherchent à ce que se poursuivent et se développent des initiatives créatrices de lien social entre un nécessaire accompagnement individualisé et l’immersion dans l’action collective mettant en saillance l’utilité sociale appréhendée comme une véritable valeur ajoutée en termes de transformation sociale et prise de responsabilité.

Cette action et notamment le projet d’extension de l’action sur le site du Vignoble le 29/09/2012 s’intègre dans le cadre d’un projet global de territoire. Une partie de la zone du Vignoble est recouverte par de la vigne cultivée par l’APEI avec des personnes en situation de handicap. L’autre qui était en friche a été mise à disposition par la ville au CCAS, soit un hectare et demi. Le CCAS a développé ces activités en attribuant une partie de ce terrain aux comités de quartiers en vue d’y créer de petits jardins partagés avec les habitants. Des journées de rencontre pour communiquer et partager sont organisés sur le site par cette « plateforme du bien vivre ensemble » (personnes en insertion, habitants, séniors, personnes en situation de handicap). De façon plus large, ce projet de territoire s’inscrit dans les thématiques du logement, de la santé, de l’économie solidaire, de l’aide alimentaire et financière, de l’insertion socio-professionnelle ou encore de l’échange de savoirs est développé, projet auquel participent de nombreux partenaires associatifs et institutionnels. En effet in fine pour que le CCAS puisse répondre aux problématiques lourdes du public, l’action a pu se construire grâce à une articulation et un étroit maillage avec un réseau de partenaires devenus aujourd’hui incontournables représentant tous les champs de l’intervention sociale. Chacun intervient dans le volet d’action de sa compétence.

Les Outils pour évaluer l’action

Liste des indicateurs développés

  • Nombre de personnes touchées : nombre de bénéficiaires homme-femme (quantitatif), âge, situation sociale (qualitatif)
  • Nombre de variétés légumières cultivées (qualitatif) et redistribuées
  • Nombre de tables solidaires organisées dans les quartiers (quantitatif) et diversité des menus (qualitatif)
  • Nombre d’animation de prévention santé (quantitatif) et les thèmes traités (qualitatif)
  • Nombre de parcours relancés (quantitatif)
    • sur le volet santé
    • sur le volet logement (qualitatif)
    • sur le retour en formation
    • sur l’accès à l’emploi (contrats aidés, CDD, CDI)
  • Nombre d’heures globales de présences par bénéficiaires sur les différents sites
  • Nombre de partenariats noués (qualitatif) impactant l’évolution du projet

Liste des outils développés

  • Bilan mensuel individuel ou collectif avec les bénéficiaires
  • Tableau de bord de suivi individuel des parcours mis à jour
  • Compte-rendu des comités de pilotage
  • Etat des présences mensuel signé par chaque participant
  • Utilisation d’une fiche de synthèse pour les résultats et l’analyse
  • Revue de presse locale
  • Les temps de réunions formelles ou informelles avec les bénéficiaires

Bilan

Répartition par quartier des 36
St Waast 11% 6
Dutemple 8,92% 5
Fg de Lille 12,50% 7
Fg de Paris 18% 10
Centre ville 13% 7
Accacias 5% 3
Fg de Cambrai 4% 2
Les Tertiales 5% 3
Chasse Royale 13% 7
La Briquette 5% 3
Les Cheminots 2% 1
Fg Ste Catherine 2% 1
Le Roleur 2% 1
TOTAL 100% 56

 

Répartition par niveau d’études des 36
Niveaux I et II 0% 0
Niveau III 0% 0
Niveau IV 0% 1
Niveau V 14% 6
Niveau Vbis 25% 13
Niveau VI 61% 36
TOTAL 100% 56

 
Au cours de cette année 2016, les 60 bénéficiaires accueillis intégreront un total de 276 ateliers de 2 heures chacun.

Les résultats se traduisent globalement par le développement de l’autonomie des publics accompagnés et par une amélioration de leur employabilité en termes de reconnaissance sociale, de meilleur niveau de qualification, d’un accès plus facile et maîtrisé aux offres d’emploi. Les Jardins du Coeur considérés d’abord comme un sas d’insertion permettent de créer et de retisser du lien social à travers les activités qui y sont menées, de retrouver confiance en soi, dignité et identité, de se reconstruire à travers les différentes étapes de la pyramide de Maslow. Chaque année 60 allocataires des minima sociaux habitants de Valenciennes font l’objet d’un suivi social vers l’emploi. Cette action est une bonne préparation à l’entrée en Contrat à Durée Déterminé d’Insertion au sein d’un Atelier Chantier d’Insertion.

Bilan 2015 : 56 participants dont 46 allocataires du RSA ont intégré ce dispositif d’insertion Socio-Professionnelle avec l’orientation positive de 4 CDDI, 4 Missions intérimaires, 2 CDD, 2 Formations qualifiantes…Bilans de santé avec SPS et institut Pasteur : 18 personnes ont assisté à la réunion de sensibilisation pour 12 bilans réalisés avec suivi médico-social.

Les résultats obtenus correspondent bien aux objectifs initiaux : la lutte contre les phénomènes de marginalisation et contre les nouvelles formes d’exclusions en utilisant comme support les activités de jardinage. Celles-ci permettent aux bénévoles de produire une grande partie de leur alimentation et d’effectuer par ailleurs une redistribution dans certaines associations : équipe Saint-Vincent, Petites Sœurs des Pauvres, Maison du Pain de Vie, Croix-Rouge, Foyer Blaise Pascal et Alter Egaux.

L’accompagnement social des bénévoles vise le plus souvent à trouver des solutions rapides en matière de couverture santé, voire de suivi ainsi que des opportunités de logement via les résidences sociales ou dans le cadre du droit commun. Cette action favorise certes le bien-être, la santé ou le vivre ensemble à travers la tenue des tables solidaires et le renforcement du lien social mais développe également l’autonomie sociale (accès aux droits, soutien éducatif budgétaire, lutte contre l’illettrisme et l’analphabétisme) et un travail d’accompagnement des publics sur des parcours d’insertion sociale vers l’emploi.

Le CCAS a obtenu la labellisation « Eco-Jardins » du Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut le 28 septembre 2014 pour son exploitation exemplaire du Jardin du Vignoble. Il bénéficie de financements dans le cadre du Fonds Social Européen du Hainaut et du nouveau contrat de Ville qui donnent une autre dimension à cette action. Le CCAS s’emploie, in fine, à impulser une dynamique de développement durable et à valoriser la place de l’habitant dans ce projet de développement social. L’intérêt d’une telle démarche se trouve tout d’abord dans le souci de redonner aux personnes en difficulté leur rôle, leur place et le droit qui leur revient, par définition, de participer au processus de décision et de donner leur avis.

Au regard de l’évolution du projet et de son développement, les impacts ont été plus importants que prévus initialement :

De mai 1991 à 2001 :

  • découverte du jardinage et mise en place d’une gestion collective des terrains cultivés
  • sensibilisation à la variété des plantes alimentaires
  • approvisionnement en légumes de certaines associations : Croix Rouge, Equipe Saint-Vincent, Petites Sœurs des Pauvres, Maison du Pain de Vie
  • tissage de liens sociaux entre les personnes dans des groupes constitués
  • réintégration dans un réseau relationnel
  • recherche de solutions liées aux problématiques de vie quotidienne : en matière de couverture santé voire de bilans de santé, de logement
  • retour à l’autonomie sociale
  • élaboration de parcours professionnels avec les publics accueillis

2001 à 2016 :

  • développement des sites de productions légumières bio sur le Vignoble
  • introduction de variétés de légumes anciens
  • apport d’une qualité nutritionnelle supérieure
  • appropriation de la démarche du développement durable dans le cadre de l’agenda 21 par une mise en pratique (compost naturel, récupération de l’eau de pluie…)
  • organisation de tables solidaires avec les légumes des sites et acquisition de nouvelles compétences : -* alimentation saine et équilibrée, hygiène de vie par une activité physique
  • consolidation du vivre ensemble dans les quartiers
  • fabrication d’un chalet à partir de matériaux issus du réemploi (anciennes palettes en bois)
  • mise en place de ruches, préservation de l’abeille locale (l’abeille noire) facilitant la pollinisation des plantations
  • animations d’éducation à l’environnement pour les enfants et les adultes
  • échanges d’expériences avec l’Association Famille Rurale
  • développement des parcours résidentiels et de l’accès à l’emploi avec les structures d’insertion et les entreprises

Evolutions prévues ou à prévoir

Le CCAS de Valenciennes prévoit

  • de janvier à décembre 2016 : l’augmentation des mises en situation de travail au sein du réseau des structures de l’insertion par l’économique afin d’améliorer le niveau de l’employabilité
  • en avril et mai 2016 : l’installation des 7 nouvelles ruches
  • de mars à octobre 2016 : la mise en place d’un atelier d’échanges de savoirs et de pratique avec l’APEI (personnes en situation de handicap) sur la vigne cultivée en face de la parcelle d’un 1,5 des Jardins du Cœur le Vignoble
  • de mai à septembre 2016 : la construction d’un nouveau chalet à partir de matériaux de réemploi (palettes en bois)
  • de juin à novembre 2016 : le raccordement électrique sur le site du Vignoble (alimentation du chalet d’exposition)
  • de décembre à février 2017 : la mise en place de nouveaux partenariats avec l’association les Cols Verts : les agri-urbains du Hainaut
  • de mars à août 2017 : un repérage à travers les visites à domicile des services d’aide à la personne du CCAS des jardins laissés à ‘abandon par des personnes âgées isolées et proposition d’une mise en culture et partage de la production fondée sur une économie du partage

Moyens

Moyens humains

2 collaborateurs pour les 3 sites des Jardins ayant tous deux une qualification d’encadrant technique d’insertion, correspondant à deux ETP.

Moyens matériels

  • 1 chalet d’exposition sur le site du Vignoble
  • 2 serres
  • 3 ruches. A très court terme, 10 ruches sont prévues
  • 1 chalet d’accueil général sur le site Blaise Pascal, 1 éco-chalet sur le site du Rôleur
  • 1 véhicule PARTNER plus remorque pour transport des machines
  • 1 véhicule C25 de marque RENAULT
  • 1 outillothèque : taille haie, tondeuse, sécateur, bêche, brouette, fourche bêche, râteau, rasette, motobineuse, tondeuse.

Budget / Coût de l’opération

DépensesMontant en €RecettesMontant en €
60 - Achats5 40070 - Vente de produits finis, prestations de service
Prestations de services Marchandises
Combustibles, carburant 1 000 Prestations de services
Eau, électricité, chauffage 400 Produits des activités annexes
Autres fournitures 4 000
74 - Subventions d’exploitation 97 200
61 - Services extérieurs 2 900 Etat (à détailler) ACCES (Contrat Ville) 25 000
Locations
Entretien et réparation 400 Région
Assurances 2 500
Documentation Département 31 500
Divers
Commune CCAS 20 700
62 - Autres services extérieurs 4 300
Rémunérations intermédiaires, honoraires Organismes sociaux (à détailler)
Publicité, publications
Déplacements, missions et réceptions Fonds européens 20 000
Frais postaux et de télécommunication
Services bancaires ASP (emplois aidés)
Divers 4 300
Autres (précisez)
63 - Impôts et taxes
Impôts et taxes sur rémunérations
Autres impôts et taxes 75 - Autres produits de gestion
courante
64 - Charges de personnel 64 600 Cotisations
Rémunérations du personnel 45 700 Autres
Charges sociales 18 900 76 - Produits financiers
Autres charges de personnel
65 - Autres charges de gestion courante 20 000 77 - Produits exceptionnels
Sur opérations de gestion
67 - Charges exceptionnelles Sur exercices antérieurs
68 - Dotation aux amortissements, provisions et engagements 78 - Reprise sur amortissements et provisions
86 - Emploi des contributions volontaires en nature 87 - Contributions volontaires en nature
Secours en nature Bénévolat
Mise à disposition gratuite Prestations en nature
Personnels bénévoles Dons en nature
TOTAL DES CHARGES 97 200 TOTAL DES PRODUITS 97 200

Gouvernance

Le CCAS s’emploie à initier des dynamiques de développement durable où prennent sens des projets collectifs et à valoriser la place de l’habitant dans chaque projet de développement social.

La gouvernance locale pour l’action « du jardin à l’assiette » reposant sur l’activité des Jardins du Cœur est organisée au sein d’un comité de pilotage impulsé par le CCAS de Valenciennes en présence du Conseil Départemental du Nord, de nombreux partenaires, des usagers bénévoles issus des Jardins, de la Direction de la politique de la Ville.

Ce comité de pilotage a lieu une fois par an et associe l’ensemble des acteurs locaux dont la mobilisation est essentielle à la réussite de ce projet de cohésion sociale défini en faveur de publics en grandes difficultés. L’activité du Jardin du Cœur devient, au fil du temps, un outil intégré au service d’un projet de Territoire.

Un comité technique de suivi a également lieu une fois par an afin d’établir un bilan intermédiaire. Pendant l’année, des réunions d’échanges de pratiques professionnelles entre les encadrants techniques et l’association des Familles Rurales de l’Avesnois se déroulent par alternance une fois par mois soit sur les sites de Valenciennes, soit chez eux et se concrétisent par des mises en situation de travail avec un repas pris en commun.

Un partenariat s’est établi également avec le service cadre de vie de la ville qui met à disposition sur des temps précis et en fonction de leurs possibilités les serres chauffées pour la levée des semis.

Les partenaires

Partenaires opérationnels

Mécénat

  • Caisse d’Epargne de Prévoyance Nord Europe : mise à disposition de terrains
  • Voies navigables : mise à disposition de terrains

Thématique « Logement » (Urgence/Relogement)

  • Bailleur social V2H : Logement des différents publics
  • Croix Rouge : Centre d’Hébergement / Relais d’identification du public
  • PACT : Centre d’Hébergement / Relais d’identification du public
  • Fondation Abbé Pierre : Hébergement / Relais d’identification du public
  • La Pose : Centre d’Hébergement pour femmes seules / Relais d’identification du public
  • SIAO - CAOH (115) : Coordination de l’hébergement d’urgence / Relais d’identification du public
  • ADOMA  : Logement - Résidence sociale / Relais en matière de relogement
  • Club de Prévention CAPEP : Suivi des jeunes en errance / Relais d’identification du public
  • Collectif Valenciennois de lutte contre le SIDA : Prévention dans le cadre des MST / Journée d’information et de sensibilisation
  • Centre La Boussole : Traitement des addictions / Relais en termes de suivi du public

Thématique Santé

  • Unité Solidarité de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie : Couverture santé – Bilan de Santé – Animation collective – Prévention Santé
  • Service de Prévention Santé du Conseil Départemental : Prévention Santé, Animation collective
  • Institut Pasteur Lille : Bilan de Santé, Animation Atelier, Nutrition

Thématique Economique Solidaire

  • Le Pacte 59 : Epicerie Solidaire

Thématique Aide Alimentaire et Financière

  • Restaurants du Coeur : Distribution alimentaire
  • Midi Partage : Distribution alimentaire (public SDF)
  • Secours Catholique : Distribution alimentaire

Thématique Insertion socio profesionnelle

  • Crédit Mutuel Nord Europe : Instruction du Micro Crédit Personnel / Autorisation en matière de prêt
  • AGEVAL : Association d’insertion / Examen des candidatures pour les contrats de travail
  • L’UCIE Interim : Entreprise de Travail Temporaire d’insertion / Examen des candidatures pour les contrats de travail
  • SITA Rebond : Entreprise de Travail Temporaire d’insertion / Examen des candidatures pour les contrats de travail
  • Pôle Emploi : Proposition d’offres d’emploi / Examen des candidatures, emploi
  • Maison de l’emploi : Proposition d’offres d’emploi / Examen des candidatures, emploi
  • Plateforme de mobilité : Location de véhicules
  • Garage solidaire : Aide à la réparation et vente de véhicules d’occasion
  • CAREP : Aide au montage de micro-projets
  • Plan Local d’Insertion par l’Economique : Relais pour l’articulation des parcours d’insertion

Thématique : Echanges et Savoirs

  • Association Famille Rurale Avesnois Mormal : Echanges d’expériences et de pratiques
  • Parc Naturel Régional Scarpe Escaut : Attribution du label éco-jardin, Echanges de pratiques

Ils financent l'action

- Etat (contrat de ville)

  • 25 000 €
  • 25,7 %
  • Finance une grande partie des publics issus des quartiers règlementaires

Département du Nord

  • 31 500 €
  • 32,4 %
  • Finance les publics allocataires du RSA socle

CCAS

  • 20 700 €
  • 21,3 %

Fonds Européens

  • 20 000 €
  • 20,6 %
  • Finance tous les publics en situation d’exclusion

Les observations du CCAS/CIAS

L’action des jardins peut inspirer d’autres territoires tant ruraux qu’urbains de par sa mise en place méthodologique, sa diversification d’ateliers dans une logique de développement durable, d’une alimentation saine au bénéfice des publics en difficultés sociales, d’une éducation à l’environnement et à la préservation de la biodiversité, enfin d’une offre de services de proximité d’utilité sociale s’inscrivant dans le cadre d’un nouveau modèle alternatif d’économie du partage.

De plus en plus d’élus locaux des villes aujourd’hui réfléchissent à l’aménagement urbain intégrant le concept d’agriculture urbaine dans des espaces exploitables (pied des immeubles, balcons, terrasses, parc transformé en potager…) et l’intérêt porté par les habitants à une culture dite raisonnée sans pesticide ni engrais chimique.

Principales difficultés rencontrées

Les principales difficultés lors du montage étaient en grande partie liées à l’apprentissage d’une nouvelle culture que les travailleurs sociaux devaient s’approprier lors de la mise en œuvre du revenu minimum d’insertion en 1988. Le travail sur les parcours d’insertion requiert l’acquisition de nouvelles compétences dépassant le cadre strict de leur formation de base. Il s’agissait de reconstruire l’action sociale dans une approche moins « assistancielle » et de faire preuve de créativité et d’innovation.

Pour aller plus loin

Lire l’article consacré par la Voix du Nord à cette expérience
Découvrir les autres lauréats des Prix de l’Innovation Sociale Locale 2016

Photo : Wikimedia Commons / Velvet

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