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L’Unccas présente au comité national de coordination de la lutte contre la précarité alimentaire

L'Unccas présente au comité national de coordination de la lutte contre (...)

L’Unccas, représentée par sa déléguée générale adjointe Hélène-Sophie Mesnage, intervenait le 8 septembre dernier lors du premier Comité national de coordination de la lutte contre la précarité alimentaire présidé par Olivier Véran. A cette occasion, le ministre des solidarités et de la santé a rappelé le chiffre de cinq millions de français aujourd’hui concernés et remercié les collectivités, les CCAS et les associations « d’avoir tenu bon » face à l’afflux de demandes pendant le confinement.

Ce comité a également permis à Julien Denormandie, ministre de l’agriculture et de l’alimentation et Emmanuelle Wargon, ministre déléguée chargée du logement, de faire quelques annonces assorties de financements à venir, relevant du Plan de relance. Parmi eux, un soutien financier aux petites communes pour l’achat de produits locaux ou encore une enveloppe de 10 millions d’euros consacrés à un prochain appel à projets relatif à l’aide alimentaire pour les personnes hébergées.

Au-delà de sa dimension interministérielle, l’ambition de ce comité est d’agir au-delà de l’urgence et d’inscrire cette dynamique dans la durée au profit d’une amélioration de la qualité des denrées ou du développement des initiatives et autres bonnes pratiques locales. Au-delà des constats dressés pendant le confinement (nouveaux publics, isolement de certains d’entre eux, besoin d’organisation des solidarités de proximité, etc.), l’Unccas a pu s’exprimer sur quelques premiers enseignements issus de cette crise dont certains pourraient alimenter les réflexions à venir, que ce soit en termes d’approvisionnement auprès des producteurs locaux, de coordination avec le secteur associatif ou les services déconcentrés, de repérage des besoins mais aussi d’accompagnement global des personnes (ateliers nutrition, etc.).

Saluant la volonté de l’Etat, notamment par le biais de ses services déconcentrés, de maintenir les échanges réguliers avec les acteurs engagés sur le terrain, la plupart des participants auront également pris soin de rappeler le besoin de cohérence entre l’ensemble des politiques publiques impactant ou relevant de la lutte contre l’exclusion ou de l’emploi, afin de veiller à ne pas faire grossir les rangs des bénéficiaires d’une aide alimentaire, symptôme d’une précarisation accrue de beaucoup de nos concitoyens que la crise économique et sociale risque fort d’accentuer.

Le prochain comité est prévu en décembre.

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