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L’Unccas associée à la vie de la plateforme « Mon Parcours Handicap »

L'Unccas associée à la vie de la plateforme « Mon Parcours Handicap (...)

La plateforme Mon parcours handicap, portée par le Gouvernement, vise depuis mai 2020 à apporter dès l’enfance des réponses claires et rassurantes aux personnes vivant avec un handicap et à leurs familles, sur tous les sujets ayant trait à leurs droits, aux démarches nécessaires, à la vie quotidienne. Afin d’accompagner l’évolution de cet outil, Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des Personnes en situation de handicap, a lancé le 10 décembre un Comité des parties prenantes, dont fait partie l’Unccas. La première réunion a conduit à échanger sur le programme de travail 2021 et émettre des propositions sur les contenus et services prioritaires.

Un outil indispensable

Alors que la multiplicité des prestations, acteurs et démarches liés au handicap déroute les personnes et leurs aidants, la situation sanitaire n’a fait que renforcer leur besoin d’accéder à de l’aide et à une information personnalisée. Un outil tel que Mon Parcours Handicap est donc d’une utilité primordiale pour ces publics, et au-delà, pour les professionnels de l’action sociale et médico-sociale qui eux-mêmes peinent souvent à trouver des ressources fiables et complètes sur un système aux subtilités et complexités qu’ils ne maitrisent pas forcément.

L’intérêt qu’y voit l’UNCCAS pour les équipes des CCAS/CIAS est qu’elles puissent s’en saisir comme d’un outil complémentaire d’information et de médiation auprès des administrés concernés par le handicap. Agir sur ce pilier s’avère indispensable pour répondre à l’exigence de réduction des situations de non-recours, encore trop fréquentes.

Un portail articulant l’information nationale aux parcours nécessairement locaux

Structuré autour de l’usager et de son parcours, la plateforme a vocation à devenir le « service public de référence pour les personnes et leurs proches ». Plusieurs prérequis guident la Caisse des Dépôts et de Consignation (CDC) et la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA) qui en assurent le développement :

  • Appuyer toutes les étapes de construction sur l’expérience des personnes en situation de handicap, consultées étroitement sur le projet ;
  • La centralisation d’informations officielles exhaustives, couvrant l’ensemble du parcours des usagers dans toutes ses dimensions ;
  • La simplification des démarches par des services dématérialisés accessibles depuis un compte personnel ;
  • Une orientation vers des ressources de proximité géolocalisées et actualisées (acteurs locaux, sites spécialisés, événements…) ;
  • Enfin, la garantie d’une accessibilité maximale (possibilité de naviguer avec une synthèse vocale ou une plage braille ; personnalisation de l’affichage du site, navigation via le clavier, un écran tactile, à la voix ou tout autre périphérique adapté, consultation d’articles en facile à lire et à comprendre).

Non figé, le contenu du portail va s’étoffer progressivement :

  • Depuis sept mois, la plateforme centralise des informations généralistes sur les aides et les droits des personnes en situation de handicap tout en intégrant des rubriques spécialisées sur l’emploi et la formation professionnelle. Elle permet notamment aux utilisateurs de trouver une immersion professionnelle (PMSMP) proche de chez eux, dans l’entreprise de leur choix, afin d’approfondir leur projet professionnel.
  • D’autres évolutions se profilent pour 2021. Elle sera enrichie de « contenus sur la scolarisation et la poursuite d’études des élèves et étudiants en situation de handicap. À terme, elle proposera des informations et des services sur l’ensemble du parcours de vie des personnes en situation de handicap » a précisé le Secrétariat d’Etat.

Une promesse de co-construction

La plateforme a vocation à être mise à l’épreuve du terrain, à évoluer et à être enrichie par les observations de l’ensemble des associations et acteurs de la sphère sociale du handicap. C’est pourquoi Sophie Cluzel y a associé « le Secrétariat général du Comité interministériel du handicap, une vingtaine d’associations des personnes en situation de handicap, des représentants de conseils départementaux, l’association des directeurs de maisons départementales des personnes handicapées, l’UNCCAS, ainsi que les institutions nationales concernées ».

Le comité se réunira deux fois par an pour échanger sur le programme de travail, débattre des priorités, des contenus et des services à développer au regard des attentes des personnes en situation de handicap et de leurs proches.

Dans cette optique, les CCAS/CIAS, en lien avec leurs administrés, peuvent d’ores et déjà faire état de constats et recommandations auprès de l’Unccas.

Contact

Florence Angier
Juriste et chargée de mission « handicap-politiques sociales »
fangier@unccas.org

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