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L’édito d’Eliane Guiougou

L'édito d'Eliane Guiougou

Eliane Guiougou, 4ème Vice-Présidente de l’Unccas, Vice-Présidente du CCAS des Abymes, Présidente de l’Udccas de Guadeloupe, Vice-Présidente de la C.A Cap Excellence, Conseillère départementale

« La crise sanitaire aura au moins ce mérite : elle souligne à quel point les Européens attendent de l‘Europe qu’elle soit aussi sociale. En témoigne l’un des derniers Eurobaromètres où apparaissent en tête des préoccupations l’accès à des conditions de travail équitables et bien sûr l’accès à des soins de qualité.

Le socle européen des droits sociaux présenté en 2017 était censé constituer une première étape vers cette Europe plus sociale. La commission européenne vient de présenter la façon dont elle souhaite y parvenir. Parmi ses objectifs figure celui de réduire de 15 millions le nombre de personnes en situation de pauvreté ou à risque d’exclusion d’ici 2030. Diverses pistes de travail semblent à l’étude : revenu minimum, renforcement de l’accès aux services essentiels, etc.

De manière générale, si cette ambition sociale semble être partagée ou à tout le moins admise parce que nécessaire, il importe qu’elle se traduise en actes, assortis de moyens. Sur la période 2021-2027, l’Europe a ainsi prévu un plan de relance, intitulé NextGenerationEU, de 1 800 milliards d’euros au profit des investissements sociaux réalisés par les Etats membres. Doté de 88 milliards d’euros, le Fonds Social Européen (FSE) devrait lui aussi contribuer à la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux. Dans leur programme, les Etats membres devront ainsi consacrer 25% des financements à la lutte contre la pauvreté et les exclusions. Le Fonds européen de développement régional (FEDER) devrait quant à lui financer des infrastructures et des équipements en matière d’emploi, d’éducation et de formation mais aussi des services sociaux.

Si l’Europe est souvent éloignée de leurs préoccupations quotidiennes, c’est néanmoins dans ce contexte qu’interviennent les CCAS/CIAS. Ces derniers sont en effet les artisans d’une déclinaison bien concrète et réelle de ces droits sociaux au cœur de cette nouvelle dynamique européenne. Leur expertise mérite donc plus que jamais d’être valorisée, dans une logique dite de Bottom-up.

Nous souhaitons également valoriser les politiques d’innovation sociale et de soutien aux initiatives des acteurs de l’ESS qui ont fait leur preuve et se mobilisent efficacement en faveur de l’insertion professionnelle des publics les plus éloignés de l’emploi.

En ma qualité de 4ème vice-présidente de l’Unccas en charge de l’Europe et du Fonds Social européen, je m’y emploierai. Et ce, de manière naturellement transversale avec l’ensemble des membres du Conseil d’administration dans la mesure où cette transversalité est aujourd’hui l’un des fondements de l’Europe sociale qu’attendent nos concitoyens.

Après le Portugal et la Slovénie, ce sera le tour de la France en janvier 2022 d’assurer la présidence de l’Union européenne. Une nouvelle occasion pour l’UNCCAS de valoriser toute la richesse et la diversité de son réseau, en métropole et outre-mer. »

Pour aller plus loin :

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