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Fiche d'expérience

L’école des parents du voyage

L'école des parents du voyage

Contexte

La Ville dispose d’une aire d’accueil réservée aux gens du voyage. Suite à la scolarisation des enfants résidant sur le terrain, plusieurs parents ont demandé à venir apprendre à lire et à écrire après le temps de scolarité de leurs enfants. Par ailleurs, il a été observé que les adolescents de 16 à 18 ans, issus de la communauté, sortaient fréquemment du système scolaire. Suite à ce constat et à la demande des parents, une réflexion a été menée avec les partenaires de l’insertion sociale et professionnelle afin de proposer à ces personnes des actions adaptées à leurs besoins.

Description / Fonctionnement de l'action

La réflexion menée par le CCAS et les partenaires de l’insertion sociale et professionnelle a permis de dégager deux axes d’actions :
- les cours d’alphabétisation pour permettre aux bénéficiaires de revenir sur des apprentissages trop tôt interrompus (lecture, écriture et calcul)
- les ateliers techniques permettant l’approche de savoir-faire ou d’un métier, de manière ludique et concrèteDans un premier temps, deux séances de sensibilisation du public ont été organisées sur l’aire d’accueil afin de présenter les actions et leurs objectifs et de motiver les résidents à participer à ces actions.

Les cours d’alphabétisation ont été pris en charge par un organisme de formation, le CLPS. Les cours ont lieu sur l’aire d’accueil d’octobre à mars (période où les gens du voyage sont le plus sédentaire), 1 fois par semaine pendant 2h. Les formateurs essaient le plus possible de capter l’attention des bénéficiaires en les faisant travailler sur des thèmes (cuisine, bijoux, travail...) et des documents concrets (factures, formulaires, chèques...).

Les ateliers techniques sont encadrés par des éducateurs de l’association APE2A et des animateurs locaux d’insertion. Ces ateliers s’adressent particulièrement aux jeunes qui sont sortis du système scolaire. Il s’agit pour eux de s’insérer en apprenant des choses concrètes, par exemple en fabricant des bijoux puis en étant sensibilisé à l’achat des matières premières nécessaires à leur réalisation, puis en s’intéressant aux méthodes de commercialisation pour vendre leurs bijoux voire dans certain cas, se renseigner sur la création de micro entreprises en se mettant en relation avec l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE)

Bilan

En 2007, il y a eu 20 inscrits (soit 3 de plus qu’en 2006) et 9 d’entre-eux ont participé aux cours d’alphabétisation de façon régulière. Cette année, il y a eu 3 hommes de plus qu’à la session précédente. Les femmes qui participent à ce module sont célibataires et n’ont pas d’enfants. De manière générale il a été constaté que les femmes mariées avec enfants étaient plus difficiles à mobiliser. 4 personnes ont notamment renforcé ce module en suivant les ateliers des savoirs fondamentaux dans les locaux du CLPS. Il est à noter que d’une session à l’autre les participants sont de plus en plus assidus et montrent plus d’intérêt pour les modules proposés.

Les ateliers techniques réunissent principalement des adolescents. En 2007, 6 à 7 jeunes y ont participé.

Moyens

La directrice du CCAS et la responsable de l’action sociale du CCAS pour la coordination du projet,
Le centre de formation CLPS
L’association APE2A qui offre sa prestation d’une valeur de 4 100 euros (salaires et charges des éducateurs)

Les locaux sont gracieusement mis à disposition par le CCAS qui gère le terrain d’accueilBudget : 4 150 euros dont 3 400 euros pour financer la prestation du CLPS et 600 euros pour les frais de fonctionnement.

Les partenaires

Partenaires opérationnels

Le CLPS et l’APE2A

Ils financent l'action

La commission locale d’insertion du Pays de Fougères

Les observations du CCAS/CIAS

Plusieurs bénéficiaires ont poursuivi leur apprentissage en participant aux ateliers permanents du CLPS. Ces ateliers leur permettent de progresser à leur rythme grâce à des plages de formation plus longues et plus fréquentes.

Les modules proposés sur le terrain permettent de toucher l’ensemble de la communauté et servent notamment de passerelle permettent d’accompagner les personnes vers des dispositifs de droits communs même si, malgré les efforts conjoints du CCAS, de la CLI ou de la mission locale, ceux-ci ne concerne qu’une partie des stagiaires.

Photo : Wikimedia Commons / S.Möller

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