Face aux incendies, les CCAS et CIAS girondins ont été directement mobilisés pour accompagner les habitants, avec une attention particulière portée aux personnes les plus vulnérables. Leur connaissance du terrain, la mobilisation des élus et des professionnels et l’élan de solidarité qui s’est rapidement organisé ont constitué des appuis importants dans la gestion de la crise.
Un mois après, l’Udccas de Gironde a souhaité réunir son réseau pour mettre en commun les enseignements de cette période. 46 communes étaient représentées, par leurs élus et leurs techniciens, parmi les 133 adhérents que compte l’union départementale.
« Les CCAS et CIAS étaient en première ligne sur les périodes de crises cet été. On a appris à travailler ensemble, en solidarité de proximité, et aussi avec des services avec lesquels on n’a pas l’habitude de travailler », souligne Cécile Poublan, présidente de l’Udccas de Gironde et adjointe au maire de Saint-Médard-en-Jalles.
Les échanges ont notamment mis en évidence la capacité des territoires à s’organiser rapidement, à créer des liens entre élus et à mobiliser les citoyens pour venir en aide aux personnes sinistrées.
Mais ce retour d’expérience a également permis d’identifier les fragilités révélées par la crise et les réponses qui doivent encore être consolidées.
Christophe Adam, adjoint au maire de Bordeaux, souligne ainsi que les événements ont fait prendre conscience de certaines vulnérabilités, notamment face à « l’urgence médico-psycho-sociale », à laquelle les CCAS n’étaient pas nécessairement préparés.
Capitaliser pour mieux anticiper
Au-delà du bilan de la mobilisation, la rencontre avait un objectif prospectif : mutualiser les expériences des différents territoires et capitaliser sur les enseignements de la crise pour mieux anticiper les prochaines situations d’urgence.
Organisation des réponses, coopération entre acteurs, accompagnement des personnes vulnérables, circulation de l’information : les expériences vécues cet été doivent désormais permettre de renforcer la préparation des CCAS et CIAS.
Une nécessité alors que les épisodes climatiques extrêmes interrogent de plus en plus directement l’organisation de l’action sociale locale.