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Hauts-de-France : Mobilisation régionale contre l’illectronisme

Hauts-de-France : Mobilisation régionale contre l'illectronisme

Porté par la Direction Régionale de la Jeunesse des Sports et de la Cohésion Sociale (DRJSCS), le SIILAB (Laboratoire pour l’Innovation et l’Investissement Social) des Hauts-de-France organise son action autour de six axes de travail, dont un dédié à la lutte contre l’illectronisme.

Animé par Catherine Girard, présidente de l’Union départementale des CCAS de la Somme (UDCCAS 80) et Maud Allanic, inspectrice de l’action sanitaire et sociale au Pôle des Politiques Sociales à DRJSCS des Hauts-de-France, il impulse des actions elles-mêmes articulées autour de six axes qui faisaient l’objet d’une journée d’échanges le 26 juin à Amiens.

Ces six axes ont donné lieu à des actions qui portent déjà leurs premiers fruits dans la région et devraient donner lieu à de nouvelles réalisations à la rentrée 2018/2019 :

  • une cartographie des moyens, lieux et outils numériques a été réalisée. Cette initiative pilote en France permet de trouver aisément des cours, du matériel ou d’autres ressources à l’échelle des Hauts-de-France,
  • un parcours de formation des publics, élaboré avec Emmaüs Connect est en cours de production. L’objectif est de repérer les besoins et d’élaborer une pédagogie et des outils adaptés.
  • un parcours parallèle de formation des professionnels permettra d’adapter les pratiques pour inclure davantage la dimension numérique dans l’accompagnement des personnes. Impliqué dans la démarche, le CNFPT doit inclure des formations spécifiques dans son catalogue dès septembre/octobre afin de former des médiateurs spécialisés et d’outiller les travailleurs sociaux,
  • de nouveaux outils numériques au service du social sont expérimentés par les acteurs : coffres-forts numériques, messages vocaux ou SMS dédiés, portails de services, applications font l’objet de tests, avec des objectifs de simplification des démarches pour les utilisateurs. La domiciliation, en particulier, est l’objet de toutes les attentions, pour limiter les actions chronophages et mettre l’outil à profit pour l’accompagnement,
  • le numérique pourrait se mettre au service d’une communication accessible à tous, corollaire à la traduction en « facile à lire et à comprendre » de la production administrative. Pictogrammes, vidéos, l’enjeu est de trouver les bons outils dans un objectif d’universalité de l’information, n’excluant ni les personnes handicapées ou illettrées, ni les publics non francophones...
  • il peut également se mettre au service de l’adaptation des accueils, pour limiter les phénomènes de queue, encourager la préparation en amont des rendez-vous, aider à des échanges fructueux autour des bornes de services.

Autant de sujets riches en perspectives, autour desquels près de 400 acteurs ont pu échanger au cours de la journée du 26 juin. Les CCAS d’Amiens (très impliqué dans la question du facile à lire et à comprendre), de Roubaix (pilote en matière d’accueil) ou de Compiègne, ont pu faire partie des experts identifiés.

Temps fort, la présentation de la stratégie nationale par l’Agence du Numérique a permis de raccorder ces travaux à l’action de l’Etat. De nombreuses études, telles que celle d’André Bouvet consacrée à la précarité et au numérique, ont également été présentées.

« Partenarial, transversal, concret », selon les mots de Pauline Durieu, directrice de l’UDCCAS du Nord, ce moment laisse augurer la production d’outils qui pourront être adaptés sur l’ensemble du territoire par les CCAS et CIAS.

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