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Enfance et violence : la part des institutions publiques

Enfance et violence : la part des institutions publiques

Alors qu’Adrien Taquet, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, entame la réforme de la gouvernance de la protection de l’enfance, le Défenseur des Droits a remis un rapport présentant ses préconisations pour prévenir les situations de violence au sein des institutions publiques.

Constatant que le phénomène est insuffisamment pris en compte, et parfois « induit » par les organisations elles-mêmes, l’institution recommande notamment :

  • la mise en oeuvre de nouveaux outils d’analyse et de connaissance des phénomènes de violence, notamment une base de données nationales et un référentiel commun pour le contrôle des établissements,
  • d’agir sur la qualification légale des violences et de leur sanction, dans dans le code de l’éducation et le code de l’action sociale et des familles,
  • de mettre en oeuvre des outils de suivi et de contrôle au sein des institutions : protocoles de gestion des situations de violence, systématisation des « projets pour l’enfant » au sein de chaque département, création de registres au sein de chaque établissement pour consigner les épisodes de violence observés,
  • de renforcer les outils de sensibilisation et de promotion de la citoyenneté s’adressant aux enfants eux-mêmes : instances de participation, lutte contre les stéréotypes et le harcèlement scolaire,
  • de systématiser la consultation des antécédents judiciaires lors de tout recrutement d’un professionnel au contact avec des enfant,
  • d’améliorer la formation des professionnels et de veiller à leurs conditions de travail de façon à prévenir les situations de burn-out (le Défenseur des droits préconise notamment la possibilité pour les assistants familiaux et maternels de percevoir une pension de retraite sans avoir à justifier d’une rupture d’activité),
  • d’augmenter les moyens de la plateforme d’écoute du 119 : « neuf appels sur dix reçoivent une réponse des opérateurs de l’accueil, mais dans six cas sur dix, il est demandé à l’interlocuteur de rappeler car aucun écoutant n’est disponible pour poursuivre la conversation », note le rapport.
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