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Fiche d'expérience

Du football aménagé pour les malades d’Alzheimer

Du football aménagé pour les malades d'Alzheimer

Contexte

Face à des malades d’Alzheimer dont les capacités intellectuelles et physiques se délitent, la kinésithérapeute de la résidence Cousin-de-Méricourt a voulu développer une activité ludique et utile, susceptible à la fois d’aider des malades physiquement et socialement. Elle a donc créé un atelier « football aménagé » afin d’aider les résidents à se socialiser, à faire de l’activité physique et à retrouver de la joie de vivre en s’amusant.

Description / Fonctionnement de l'action

Une séance d’une demi-heure (environ) a lieu chaque semaine. Elle débute à chaque fois par le rappel des règles puis le jeu commence. Les personnes, assises en cercle et légèrement éloignées les unes des autres, doivent essayer de « marquer un but », ou l’empêcher, en poussant le ballon avec les pieds entre les chaises des autres participants. Ils se prennent au jeu et on finit par entendre des rires, ce qui est loin d’être anodin.

Cet atelier permet aux malades de travailler :
o leur motricité, leurs réflexes et leurs repères spatiaux,
o leur capacité d’attention et de concentration,
o leur rapport aux autres : la maladie d’Alzheimer enferme les personnes dans « leur monde » et cet atelier permet de susciter des échanges entre les résidents,
o leur langage : la perte de parole est liée à l’oubli des mots et cette activité, en stimulant les souvenirs, « réveille » les mots.

Il s’agit aussi de détendre les malades, de leur donner un moment de jeu et de plaisir au cours duquel toute action, toute parole, tout geste, sont mis en valeur positivement pour redonner au malade une certaine confiance en lui.

Bilan

Les résidents sont ravis de ces ateliers football qui associent détente et progrès, et leurs familles également car elles constatent une évolution positive du comportement de leur parent.
Les soignants voient également les personnes malades sous un angle moins médical et plus ludique.

Cet atelier, peu coûteux, demande néanmoins un investissement en temps très important. En dehors de la préparation de la salle qui va accueillir la séance de football, il faut bien connaître les malades pour construire un groupe cohérent car tous ne peuvent pas participer (certains sont trop agressifs par exemple). Il faut également assurer le suivi de l’atelier afin de ne pas perdre la cohésion et l’effet d’entraînement du groupe.

Pour des raisons personnelles, la kinésithérapeute a dû se résoudre à cesser cet atelier.

Moyens

1 kinésithérapeute, salariée à temps plein de l’établissement.

Les partenaires

Partenaires opérationnels

Aucun

Ils financent l'action

Aucun

Les observations du CCAS/CIAS

La maladie d’Alzheimer a de multiples conséquences : perte de mémoire, perte de mobilité et perte de contact avec les autres. Ce type d’atelier essaie de remédier à ces altérations par une activité ludique qui motive beaucoup les malades.

De plus, elle contribue à changer positivement le regard des personnels et des familles sur les malades.

Photo : Wikimedia Commons / Jplavoie

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