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Covid-19 : le plan de protection des personnes âgées à domicile, en résidence autonomie et en habitat inclusif

Covid-19 : le plan de protection des personnes âgées à domicile, en résidence (...)

Le Ministère des Solidarités et de la Santé a diffusé des consignes pour renforcer la protection des personnes âgées de plus de 65 ans face au Covid-19, quel que soit leur lieu de vie (domicile classique, résidence autonomie, habitat inclusif…). Dans le contexte du reconfinement, face aux risques de dégradation de l’autonomie et de souffrance psychique, la lutte contre l’isolement des personnes âgées doit être une priorité. Dans le strict respect des mesures de protection des personnes âgées et des professionnels, il est donc impératif d’assurer la continuité des soins et des accompagnements à domicile. Pour éviter l’épuisement des proches et maintenir les liens sociaux, le soutien des aidants s’avère primordial.

Prévention ciblée envers les personnes âgées et lutte contre l’isolement

ActeurMesures à mettre en place dans tous les territoires
Préfectures Inciter les collectivités territoriales et les acteurs sociaux compétents à consolider leur plan d’action auprès des personnes à risque de forme grave de Covid, en priorisant les personnes âgées et faire remonter via les Préfets à la CIC l’état d’activation de ces plans.

Encourager la constitution de cellules locales de coopération contre l’isolement coordonnées par la commune ou le CCAS. Un guide d’aide au montage de ces cellules est disponible : https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/rompre-isolement-aine
Collectivités locales Encourager la désignation d’un référent « Covid » au sein des petites communes pour organiser au mieux la réponse à la deuxième vague et s’assurer que les autres communes, les départements et les régions ont mis en place une cellule de crise.
ARS Identifier les personnes en situation de vulnérabilité grâce aux registres communaux des personnes isolées. Les départements pourront en complément, à partir de leur connaissance par exemple des personnes bénéficiaires de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ou de l’action sociale, enrichir l’identification des personnes.

Sensibiliser les intervenants professionnels au domicile et les bénévoles associatifs à la diffusion des messages de prévention en direction des personnes âgées, au repérage de situations particulières d’isolement, ainsi qu’aux recommandations sur les tests, la vaccination ainsi que la mobilisation des psychologues des SSIAD lorsqu’ils en disposent ou des psychologues des plateformes de répit des aidants et à chaque fois que cela est possible.

Communiquer auprès de l’ensemble des personnes identifiées les messages de prévention et lors des interventions à domicile, en particulier le port du masque chirurgical, le respect des gestes barrières et l’hygiène des mains lors de tout déplacement et rassemblement et la limitation, pour les personnes à risques de forme grave du Covid-19, des activités conduisant à des regroupements dès lors que les mesures barrières ne peuvent être respectées.

Lutter contre l’isolement social par des appels réguliers et des visites à domicile des collectivités locales (communes ou départements) et des associations concernées, ainsi que par la mise en place de tout dispositif d’équipe mobile pour communiquer sur l’application des gestes barrière/mesures de protection et repérer une éventuelle situation d’isolement ou de fragilité liée à la situation. Les dispositifs d’appui à la coordination (DAC), les services d’aide, d’accompagnement et de soins à domicile (SSIAD/SPASAD), ainsi que les dispositifs d’aide aux aidants doivent également renforcer leur action en ce sens.

Mobiliser toutes les initiatives de lutte contre l’isolement : « équipes citoyennes » (Monalisa), CCAS, services civiques (mobilisation de l’Agence nationale du service civique), CFPPA en priorisant le déploiement d’actions sur les thématiques de lutte contre l’isolement et de maintien du lien social, bien-être mental, soutien psychologique, activité physique et alimentation.

Encourager et accompagner les personnes à utiliser les outils technologiques pour communiquer à distance et maintenir le lien social.

Communiquer sur les différents numéros verts de soutien psychologique existants (numéro de la Croix-Rouge française pour les personnes vulnérables confinées en situation d’isolement social : 09 70 28 30 00, Cellule nationale de soutien psychologique Covid-19 du Ministère de la Santé : 0 800 130 000 (7j/7, 24h/24), SOS Amitié : accueil et écoute des personnes en détresse et de leur entourage : 09 72 39 40 50 (7j/7, 24h/24), SOS Confinement : pour toute personne inquiète ou angoissée, qu’elle soit confinée ou déconfinée : 0 800 19 00 00 (7j/7, 9h-21h), Solitud’Ecoute : pour personnes de plus de 50 ans en situation d’isolement : 0 800 47 47 88 (7j/7, 15h-20h).

Assurer la logistique de la mise en œuvre du portage de repas et de la livraison de courses à domicile.

Ressources mobilisables

Déploiement de plusieurs outils de communication diffusables auprès des acteurs locaux

  • Affichettes gestes barrières Covid-19 ;
  • Campagne pour les personnes de plus de 65 ans ;
  • Guide pratique Covid-19 de 4 pages recensant les principales solutions disponibles, numéros d’urgence et d’écoute, site web dédié pour répondre aux enjeux du quotidien.

Organisations des résidences autonomie

  • Application stricte des mesures de prévention par les personnels et les visiteurs extérieurs. Vigilance particulière à apporter au respect des règles d’hygiène et des gestes barrières y compris dans les vestiaires et pendant les temps de pause et de repas. Possibilité de solliciter l’appui des équipes d’hygiène et du CPIAS par la direction de l’établissement.
  • Mise en place fortement recommandée d’un sas de déshabillage pour les professionnels à l’entrée de l’établissement.
  • En cas de compatibilité avec le respect des gestes barrières et avec la situation sanitaire de l’établissement, maintien des activités collectives par petits groupes. Aération de la pièce utilisée à la fin de l’activité. Bionettoyage de la pièce.
  • Veiller à l’approvisionnement en masques et équipements de protection individuels (EPI) et constitution d’un stock de sécurité correspondant à au moins 3 semaines de fonctionnement.

Organisation des visites en résidences autonomie

Point de vigilance :

• Adaptation de ces consignes par les agences régionales de santé (ARS) en fonction de la situation sanitaire locale.
• Décision des mesures de gestion applicables revenant aux directeurs et directrices d’établissement après concertation collégiale avec l’équipe soignante, en fonction de la situation sanitaire de la structure et dans le respect des préconisations délivrées par l’ARS.
 
Mise en œuvre de ces mesures devant impérativement :
• Donner lieu à une consultation du conseil de la vie sociale de l’établissement ou de toute autre forme d’instance de participation, associant les représentants des personnes, de leurs familles, et des professionnels les accompagnant ;
• Faire l’objet d’une communication à l’ensemble des résidents et leurs familles et aux professionnels extérieurs (par mail, et/ou téléphone et affichage).

Les Consignes clés devant impérativement être appliquées dans tous les établissements :

  • Respect des gestes barrières en toute circonstance. Port du masque impératif pendant toute la durée de la visite. Vidéo rappelant ces gestes disponible sur le site du Ministère de la santé pouvant être diffusée à l’entrée dans l’établissement.
  • Organisation des visites des proches uniquement sur rendez-vous, en semaine et le week-end. Possibilité pour les directions des établissements de fixer un nombre limité de visiteurs par résident et/ou un nombre maximal de visiteurs simultanément par plage de rendez-vous.
  • Faire remplir par chaque visiteur extérieur (professionnels, bénévoles et proches) un auto-questionnaire visant à évaluer les risques d’une transmission de Covid-19 préalablement à la visite. Engagement des visiteurs à porter un masque et à respecter la distance physique et les gestes barrières pendant la durée de la visite.
  • Faire compléter par chaque visiteur un registre mentionnant son nom, adresse et numéro de téléphone.
  • Fortement encourager les visiteurs extérieurs (proches, bénévoles, et professionnels) à réaliser un test de dépistage RT-PCR 72 heures avant la visite en établissement par leurs propres moyens (un test antigénique dans la journée en cas d’impossibilité de test RT-PCR). Possibilité d’inviter les proches et les professionnels de santé médicaux et paramédicaux extérieurs et les bénévoles formés rendant des visites très fréquentes aux résidents, dans les établissements le pouvant, à participer aux opérations de dépistage organisées pour le personnel de l’établissement.
  • Aménagement d’une zone de désinfection et de contrôle à l’entrée de l’établissement pour l’application du gel hydro alcoolique et la vérification du port du masque.
  • Aménagement d’un espace dédié aux visites pour garantir le respect des gestes barrières. Aérer régulièrement l’espace et procéder au bionettoyage des locaux, notamment entre chaque visite.
  • Suspension par les directions des établissements de toute visite en cas de non-respect par les proches des gestes barrières et des mesures de protection mises en place.
  • Information régulière des résidents et de leurs proches concernant les mesures.
  • Maintien des interventions des professionnels de santé médicaux et paramédicaux extérieurs et des bénévoles formés pour assurer la continuité de l’accompagnement et éviter toute perte de chance. Possibilité d’effectuer les consultations par télémédecine chaque fois que possible. Faire signer à tout professionnel extérieur une charte de bonne conduite.

Consignes dans les établissements avec cas de Covid-19 (survenue de nouveaux cas depuis moins de 10 jours) :

  • Suspension des visites des proches, sur tout ou partie de l’établissement en fonction de la configuration architecturale de l’établissement, sauf dérogation individuelle exceptionnelle à l’appréciation de la direction de l’établissement (notamment fin de vie, troubles psycho-gériatriques d’un résident). Possibilité de reprise des visites en l’absence de nouveau cas dans les 10 derniers jours.
  • Maintien des interventions des professionnels de santé médicaux et paramédicaux extérieurs ou de bénévoles formés pour éviter les ruptures de soins et d’accompagnement et éviter la perte d’autonomie pour les résidents.
  • S’assurer de la disposition par chaque résident d’un moyen numérique/téléphonique pour garder un lien avec sa famille. Désinfection après chaque utilisation des moyens partagés de communication (tablette par exemple).

Continuité des soins des personnes âgées à domicile

Sous la coordination des ARS, en associant les préfets et les conseils départementaux :

ActeursMesures à mettre en place dans tous les territoires
Professionnels de soins de ville et médico-sociaux (SAAD, SSIAD, SPASAD) Principe général : maintien de la continuité des soins et de l’accompagnement.

• Organisation par les médecins traitants et les professionnels de santé libéraux et les centres de soin et de santé de la continuité du suivi de leurs patients (via les CPTS, MSP, hôpitaux de proximité)

• Mise en œuvre du protocole de coopération entre médecins et infirmiers pour la prise en charge à domicile des patients âgées ou en situation de handicap en difficultés pour se déplacer aux cabinets des médecins

• Mobilisation des solutions de téléconsultation et de télésoin

• Coordination systématique avec les acteurs du soutien à domicile des personnes

• Suivi téléphonique quotidien des situations ne pouvant être prises en charge (ex : absentéisme)

Les SAAD, SSIAD et les équipes spécialisées (ex : ESA, SSIAD MND) poursuivent leur activité pour les patients non Covid.
Pour les patients Covid, ils peuvent effectuer leur mission en relais/complémentarité de l’HAD, de l’hospitalisation. S’ils constatent une difficulté avec une personne âgée à domicile, ils en informent et en échangent selon les territoires avec le DAC, ou, s’il n’est pas constitué, avec la CTA PAERPA, le PTA, un réseau gériatrique ou une MAIA).
HAD Mobilisation de l’HAD pour :

• Assurer la prise en charge des personnes Covid-19 ne requérant pas de soins en réanimation ou en surveillance continue 24H/24 mais présentant l’une des caractéristiques suivantes :

 o Manifestations respiratoires nécessitant une surveillance rapprochée ;

 o Existence de comorbidités nécessitant une surveillance renforcée ;

 o Situation de complexité psychosociale (patients isolés, vulnérables, précaires, etc.).

• Assurer la prise en charge des personnes Covid-19 en aval de réanimation ou de service de médecine pour faciliter le retour des patients à domicile ou dans les établissements médico-sociaux. Dans ce cadre, elle prend en charge des patients stables, autonomes ou non autonomes pour les actes de la vie quotidienne, ne requérant plus une surveillance continue 24h/24 mais nécessitant une surveillance médicale pouvant inclure une assistance respiratoire ou une réadaptation pluridisciplinaire visant à réduire les conséquences fonctionnelles, les déficiences et les limitations d’activité liées au séjour prolongé en réanimation.

• Assurer la prise en charge à domicile des personnes non Covid-19 en substitution d’une hospitalisation en MCO ou SSR. Elle réalise des pansements complexes (escarre, cicatrice, ulcère…), des prises en charge en nutritions entérale et parentérale, la chimiothérapie et l’administration d’anticancéreux, la prise en charge la douleur, les soins palliatifs, le nursing lourd (supérieur à 2 heures par jour) et la rééducation neurologique et orthopédique…

Rappel des dérogations réglementaires visant à faciliter l’intervention de l’HAD :

• L’orientation en HAD est toujours faite sur avis médical mais, lorsque l’urgence de la situation le justifie, l’admission en HAD peut être réalisée sans qu’une prescription médicale n’ait été formalisée mais en décision collégiale avec le médecin coordonnateur de l’HAD. L’appui « Personnes âgées » sanitaire gériatrique ou de soins palliatifs du territoire peut être mobilisé dans cette décision ;

• En cas d’indisponibilité du médecin traitant ou lorsque l’urgence de la situation le justifie, le patient peut être admis en HAD sans l’accord de son médecin traitant. Dans ce cas, il est informé de l’admission de son patient et des motifs de sa prise en charge ;

• L’obligation imposant que le SSIAD/SPASAD ait pris en charge le patient au moins 7 jours avant la mise en œuvre d’une intervention conjointe d’une HAD et d’un SSIAD/SPASAD est supprimée.
Dispositif d’appui à la coordination des parcours complexes Mobilisation des dispositifs d’appui à la coordination auprès des professionnels de santé (DAC), ou à défaut PTA ou CTA PAERPA ou MAIA pour :

• Les orienter et les informer ;

• Planifier, évaluer et coordonner les prises en charge des personnes en situation complexe (Covid-19 et non Covid-19, toutes pathologies) dans le champ sanitaire, social et médico-social.

• A cette fin, ils mettent en place et diffusent un numéro de téléphone qui répond en heures ouvrées chaque jour de la semaine dont les WE et jours fériés, pour les professionnels du domicile et particulièrement les médecins traitants. Si ces organisations ne sont pas présentes sur des territoires, les dispositifs actuels de type réseaux de santé, CTA de PAERPA ou encore les MAIA pourront alors l’organiser.

Ces missions sont mises en œuvre en articulation étroite avec les astreintes personnes âgées et soins palliatifs de territoire.
Soutiens experts dans le cadre de la prise en soins des personnes âgées à domicile Possibilité de faire appel aux astreintes « personnes âgées » en lien avec les dispositifs d’appui à la coordination et les astreintes territoriales soins palliatifs, en semaine et week-end (8h-19h) sous la coordination d’un référent gériatrique de territoire avec numéro dédié « hotline », pour toute décision collégiale d’hospitalisation non urgente, COVID ou non, dans le but d’éviter des passages aux urgences ou de prodiguer le « bon soin au bon moment ». Dans le cas de l’urgence, le 15 reste la règle.

Mobilisation des équipes mobiles de gériatrie ou des réseaux gériatriques selon les territoires, après identification des ressources et des territoires, pour intervenir en soutien des professionnels de ville et des dispositifs d’appui à la coordination (déplacement/utilisation de moyens de télésanté).

Mobilisation de l’astreinte « soins palliatifs », joignable par téléphone (« hotline ») et par mail de 8h à 19h et le week-end, organisée en lien avec l’astreinte territoriale « personnes âgées » pour disposer d’appui et d’expertise, pour organiser la procédure collégiale.

Renforcement de la coopération avec la HAD ou les réseaux de soins palliatifs lorsqu’ils existent sur un territoire.
Hospitalisation Principe général : maintenir les admissions pour des soins en hospitalisation pour des situations hors Covid-19 afin d’éviter les pertes de chances liées à des reports et la perte d’autonomie des personnes âgées.

Etudier la possibilité d’une prise en charge en HAD.

Pour les personnes âgées Covid+ requérant une hospitalisation : organisation de l’hospitalisation avec hébergement dans le cadre d’une décision collégiale de proximité sous l’égide de l’astreinte Personnes âgées gériatrique de territoire et/ou le gériatre d’un DAC quand il existe, en lien : dans le cadre d’un protocole partagé avec le SAMU-centre 15 et examen de la possibilité d’une prise en charge en HAD.
Sortie d’hospitalisation A la suite d’une hospitalisation pour Covid-19, décider collégialement et sous l’égide l’astreinte « personnes âgées » de territoire de la sortie d’hospitalisation en associant la personne âgée et, le cas échéant, sa famille, son représentant légal et/ou sa personne de confiance, en ayant recours si nécessaire aux dispositifs d’appui à la coordination (DAC) ou PTA, CTA PAERPA, réseau de santé gériatrique ou encore MAIA, si les DAC ne sont pas encore installés, notamment pour des sorties complexes.

Fluidifier les retours à domicile en sortie d’hospitalisation en associant les services d’aide et d’accompagnement à domicile à la préparation de ces sorties et en renforçant la coordination entre l’assistante sociale et ces services. Désigner au sein de chaque SAAD intervenant sur le territoire un référent sortie d’hospitalisation, et diffuser la liste de ces référents aux hôpitaux par le biais des ARS.

Fluidifier les sorties grâce aux hôpitaux de proximité, à l’HAD, aux SSR, certaines USLD, voire d’autres solutions pour les personnes âgées ne pouvant revenir à leur domicile (ex. : hôtels hospitaliers, télésurveillance, hébergement temporaire) avec l’appui des dispositifs d’appui à la coordination des parcours complexes (mentionnés ci-dessus).

Les recommandations relatives aux délais de transfert de patients Covid+ en SSR et en EHPAD et la durée du maintien des mesures de prévention sont précisées par le HCSP dans son avis du 23 octobre 2020.

Pas d’obligation de tests en sortie d’hospitalisation et maintien de l’isolement pendant 7 jours au retour à domicile, selon les préconisations de l’équipe médicale hospitalière relatives à la période de contagiosité.

Accès aux masques et aux autres EPI

Les personnes à risque de forme grave de Covid-19 peuvent bénéficier, sur prescription médicale, d’un approvisionnement gratuit en masques chirurgicaux auprès de leur officine.

Depuis fin juillet, les structures d’aide et de soins à domicile ont été informées de la nécessité de constituer des stocks correspondant à 3 semaines de crise et de réactiver leur circuit de commandes. Comme pour les autres acteurs du soin, la prise en charge des équipements de protection relève de la responsabilité de l’employeur et doit faire l’objet d’un accompagnement financier par les autorités de tarification (pour les services tarifés) ou au moyen de l’actualisation des tarifs des services (pour les services non tarifés).

Les salariés de particuliers employeurs ainsi que les accueillants familiaux continuent à bénéficier d’un approvisionnement gratuit en masques chirurgicaux auprès des officines.

En cas de tensions majeures d’approvisionnement, un dispositif d’urgence est prévu pour réactiver l’approvisionnement sur stock Etat des structures d’aide à domicile.

ActeursMesures à mettre en œuvre
Collectivités locales
ARS
Préfectures
Professionnels libéraux
Officines
Informer les personnes à risque de forme grave de Covid-19 de leur éligibilité à un approvisionnement gratuit en officine sur prescription.
Conseils départementaux Assurer l’accompagnement financier des SAAD pour les dépenses encourues au titre de l’approvisionnement en masques.

Focus sur le soutien psychologique et éthique

  • En appui des équipes, des résidents et de leurs proches, possibilité de mobilisation des dispositifs de soutien psychologique, les directeurs sont invités à :
  • Mobiliser les Cellules d’Urgences Médico-psychologiques (CUMP)
  • Proposer une offre d’accompagnement collectif (supervision, groupes de parole) aux professionnels.
  • Proposer une offre de soutien psychologique aux résidents notamment par la mobilisation des équipes des établissements autorisés en psychiatrie.
  • Faire intervenir les équipes mobiles de psychiatrie de la personne âgée.
  • Mobiliser les espaces éthiques régionaux et les cellules éthiques des établissements de santé pour les décisions collégiales concernant les résidents évoqués supra (organisation, protection, soins et hospitalisation, etc.).

Le périmètre d’intervention des CUMP dans ce contexte

 
Dans ce contexte, en compléments des outils existants (plateformes d’appel, dispositifs préexistants d’aller-vers, offre d’accompagnement collectif aux professionnels, offres de soutien psychologique aux personnes vulnérables, mobilisation des équipes mobiles de psychiatrie de la personne âgée), l’intervention des CUMP vise spécifiquement :

  • La prévention des risques psychologiques liés à la situation épidémique, en prenant en charge les traumatismes psychiques résultant d’événements collectifs au plus près de l’évènement ;
  • La prévention et le traitement des réactions émotionnelles immédiates des personnes impactées et à favoriser un premier retour d’expérience de ce qu’elles ont vécu afin de limiter l’installation de troubles psychiques.

Cette intervention n’a ainsi pas vocation à s’inscrire dans la durée. Si nécessaire, une orientation vers une prise en charge de suivi pourra être préconisée.

Le document de présentation des services fournis sur le territoire national par les CUMP aux ESSMS dans le cadre de la crise Covid-19, ainsi que la procédure permettant d’y recourir figurent ci-dessous.

Point de vigilance : Ce document de présentation a été conçu de façon à pouvoir solliciter la CUMP sous la responsabilité de la direction le plus souvent. A cet effet, il est demandé à chaque ARS de communiquer aux structures les coordonnées de leur CUMP référente.

Fiche de présentation

 
Fiche de présentation à l’attention des équipes de direction des ESSMS pour toute demande institutionnelle et pour relayer l’information à leurs équipes pour d’éventuelles demandes individuelles concernant des troubles réactionnels à la crise sanitaire Covid-19 :

Soutien aux proches aidants

ActeursMesures à mettre en œuvre
Services communaux et départementaux Apporter toute information utile concernant les services et les aides publiques disponibles.
ESSMS (SAAD, EHPAD, PFR) Mobiliser des solutions de répit, d’accompagnement à domicile ou d’hébergement temporaire pour les situations complexes.

Mobiliser les plateformes de répit pour accompagner les aidants proches, physiquement ou par tout moyen numérique à disposition : aide psychologique, répit à domicile de quelques heures.
Dispositifs d’appui à la coordination (ou PTA ou CTA PAERPA ou réseau de santé ou MAIA si ces dispositifs ne sont pas unifiés) En lien avec les professionnels de santé, informer les aidants et assurer la coordination pour la prise en charge des personnes en situation complexe ou informer la plateforme de répit des situations difficiles pour que celle-ci prenne le relai

- Informer/mobiliser les équipes de psychiatrie de secteur autant que faire se peut des détresses constatées à domicile, particulièrement chez les personnes isolées.

Exemples d’initiatives développées localement pour le développement des solutions de répit

ActionsLeviers à mobiliser
Mobiliser les professionnels des plateformes de répit (PFR) (sous la coordination des ARS) Mobilisation des psychologues des plateformes de répit (PFR) (exemple ARS Hauts-de-France et Pays de Loire) pour soutien du domicile soit à distance, soit en présentiel pour :

o Informer, sensibiliser les personnes et leurs familles/aidants aux gestes barrières

o Garantir la couverture des besoins primaires (alimentation, médication et soins) via la psychologue en interrogeant les personnes sur :
- Les courses (qui peut les faire ?),
- L’accès à un thermomètre pour la prise de température,
- Le maintien du service de portage des repas à domicile : contact avec les mairies par exemple,
- L’approvisionnement en médicaments et liens avec la pharmacie pour les livraisons à domicile
- La continuité des soins par les IDE et/ou SSIAD ou HAD (Assurer des permanences téléphoniques avec contacts réguliers, répondre aux appels des séniors et familles, assurer des activités en distanciel et des interventions à domicile si nécessaire)

Mobilisation des assistants en soins gérontologie (ASG) des PFR (exemple ARS Hauts-de-France) pour du temps de répit au moyen d’actions de relayage à domicile, en appui des SSIAD et des aidants, pour assurer majoritairement le lien social à domicile par des visites, même courtes (besoin de l’aidant d’aller faire ses courses par exemple)

Mise en place du dispositif « temps libéré » par la PFR(exemple des régions PACA et Occitanie) prévu par le cahier des charges national PFR (février 2018) sur les missions des PFR pour permettre à l’aidé de rester au domicile pendant le répit de l’aidant, le « relayeur » prenant la place de l’aidant et non des professionnels :

o Mettre à disposition une personne 1 à 4 heures consécutives maximum / semaine ; 16h maximum / mois, renouvelable plusieurs fois avec minimum 1 semaine, voire 15 jours d’intervalle sauf pour des situations particulières (ex : raisons médicales) pour faire les courses, aller à un RDV coiffeur, médecin, faire une sortie cinéma. (Principe de subsidiarité => mise en œuvre du temps libéré si absence de professionnel proposant cette offre sur le territoire de la PFR et si la personne aidée ne peut pas se rendre à l’accueil de jour).

o Prévenir la prévention de la perte d’autonomie au domicile, la lutte contre le repli et la dépression de l’aidant ou du couple aidant-aidé, un meilleur état de santé et une baisse des hospitalisations évitables.

Intervention des ASG et des psychologues des PFR en appui des équipes des EHPAD (exemple en région Hauts-de-France) pour des actions de soutien aux aidants/aidés pour maintenir le lien social entre les résidents et leurs proches.

Intervention de l’équipe de la plateforme régionale de répit mise en place début 2020 sur le champ de l’enfance (12-20 ans) en situation de handicap (exemple ARS Occitanie) pour proposer aux jeunes et à leurs aidants des solutions polymorphes (régulier/ponctuel, accueil de jour, accueil de nuit, sur une journée, un week-end, une semaine… etc.) adaptées à leurs situations :

o Mise en place d’accueils organisés en EMS ou en milieu ordinaire (gîtes, centres de loisir, centres de vacances…)

o Mise à disposition d’une équipe de professionnels médico-sociaux formés pour soutenir ces accueils.
Mobiliser les professionnels des MAIA Mobilisation des pilotes MAIA (exemple en région Pays de Loire) pour :

o Rendre l’offre visible et lisible sur les territoires via un recensement des ressources et services disponibles sur les territoires MAIA pour favoriser le retour à domicile des personnes âgées hospitalisées et le maintien à domicile des personnes âgées fragilisées (services ouverts, horaires coordonnées, etc…) et de communiquer sur cette offre auprès des professionnels de santé et de leur territoire

o Faire remonter les ruptures de parcours fragilisant les prises en charges, notamment s’agissant de l’aidant à l’ARS.
Mobiliser les psychologues des SSIAD Mobilisation des psychologues au sein des SSIAD (exemple en région Pays de Loire)

Dans le cadre de la stratégie régionale en faveur des aidants, étude de l’opportunité d’élargir l’expérimentation de temps de psychologue de SSIAD à davantage de services afin d’intervenir directement auprès de l’aidant et favoriser le lien aidant-aidé.
Mobiliser les professionnels des PCPE Mobilisation des professionnels des PCPE (exemple en région Nouvelle Aquitaine) pour :

o Assurer des interventions directes à domicile pour les personnes en situation de handicap isolées ou en cas de rupture de l’accompagnement habituel

o Et mise en place d’une astreinte téléphonique : soutien du fait de leur connaissance du réseau d’acteurs dans le territoire
Renforcer la communication sur l’offre de répit Mobilisation de la coordination existante entre les PFR (centre de ressource régional) pour apporter l’information aux aidants, coordonner les porteurs existants sur le territoire, améliorer la connaissance de l’offre par les professionnels de santé

Mobilisation des outils numériques au service de la relation aidants / solutions de répit :

o Exemple de la plateforme numérique d’entraide portée par les plateformes de répit des Hauts de France : www.lascalaa.fr ou au 07 86 00 26 88 ;

o Exemple de la plateforme en ligne https://www.grandir-ensemble.com/ (anciennement « Tous Mobilisés »), produit d’une coopération entre 35 associations locales ou nationales en lien avec le SEPH, accompagnant les familles ayant un enfant en situation de handicap dans la recherche de solutions de répit et de relais à domicile ;

o Exemple des guichets aidants avec les partenaires concernés et engagés moyennant la signature d’une charte des pôles partenaires aidants dans les départements 65 et 82 (exemple en région Occitanie) ;

o Exemple de la mise en place par JADE Occitanie (Jeunes Aidants Ensemble) d’un flyer expliquant les séjours jeunes aidants.
Renforcer le soutien psychologique des aidants et leurs orientations vers les bonnes ressources Mobilisation du pôle MND régional (exemple de l’ARS Occitanie)

Exemple de la mise en place du pôle ressources régionales « Allo j’aide un proche MND » (exemple en région Occitanie) selon les modalités suivantes :
o 14 psychologues répondent aux appels des aidants entre 18H et 22H et 7/7 jours
o Missions : écoute, orientation, réorientation vers la bonne ressource
o Proposition de 5 séances de psychologue gratuites en présentiel

Mobilisation des communautés 360 dans les territoires où elles sont présentes (75 départements), afin d’accompagner les aidants de personnes en situation de handicap dans leurs besoins de répit ou mise en place a minima de lignes téléphoniques d’urgence (exemple en région Occitanie)
Mobiliser les dispositifs mobiles « d’aller-vers » Mobilisation des PFR et des communes pour offrir des accueils de jour itinérants avec l’appui des professionnels des PFR :

o Exemple de déploiement par les PFR de « bus aidant » dans les villes avec l’appui des communes (exemple en région Occitanie)

Mobilisation des auxiliaires de vie des SAAD ou des SSIAD de nuit ou renforcé pour assurer des gardes itinérantes de nuit moyennant des passages de courte durée de 15 à 30 mn pour assurer une aide, un soin ou une présence sécurisante pour la personne aidée en dehors des heures d’ouverture et d’intervention des services et rassurante pour le couple aidant/aidé, ce qui permet de soulager l’aidant en le relayant sur une partie de l’aide et de prendre le relais de la téléassistance

Développement des accueils de jour (AJ) « hors les murs » (exemple en région PACA sur le champ PA) pour intervenir auprès des personnes âgées dépendantes et de leurs aidants, afin de disposer d’une évaluation des situations à domicile et proposer des solutions d’aides graduées et une réponse proportionnée, au regard notamment de la situation de l’aidant. L’organisation « à la carte » proposée possibilité de passer par :

o La prise en charge de la personne accompagnée au sein des locaux de l’AJ ;

o La mise en place d’une veille téléphonique ou d’une visio pour les aidants ;

o La création d’une équipe mobile sous la forme d’AJ « hors les murs » ou itinérant, intervenant au domicile sur ½ journée ou une journée pour mener des actions similaires à celles entreprises dans les locaux de l’AJ. Ce suivi à domicile devant se faire en lien avec les DAC, les PFR, les SSIAD, les professionnels de santé libéraux, les équipes médico-sociales APA et les autres dispositifs du territoire.
Soutenir le développement d’une offre de répit notamment de type loisirs et vacances Une offre d’accueil sous différents formats :

Mobilisation de l’offre spécifique de type « maison de répit » ou « village répit familles » disposant notamment d’un accès en accueil de jour et d’une prise en charge médicalisée de répit de court à moyen terme, etc. (exemple d’extension d’ouverture de maison de répit en région PACA)

Mobilisation des IME et ITEP pour proposer un accueil de jour dans certains établissements et des prises en charge programmées sur certains week-ends, ou lors des périodes de fermeture annuelle de l’établissement

Favoriser les organisations inter associatives afin de rendre possible la mise à disposition de locaux et organiser des séjours de répit (exemple en région PACA)

Mise en place de dérogations au confinement ((exemple en région Pays de Loire) pour permettre aux IME, ITEP et SESSAD d’offrir des accompagnements type « séjours vacances », éventuellement avec des extensions de capacité. Principalement d’accueils de jour sur des activités de loisirs, éducatives, culturelles, pédagogies, voire d’hébergement.

Mobilisation de l’accueil de jour, l’accueil de nuit ou l’hébergement temporaire en accueil familial pour permettre le répit du couple aidant/aidé en lien avec les conseils départementaux

o Exemple d’un projet en cours de finalisation mené par le département du Nord avec l’appui d’une PFR

Faciliter les coopérations entre le secteur médico-social et le secteur du tourisme et les structures de loisirs, pour permettre le déploiement de séjours de vacances et des offres de loisirs en milieu ordinaire, notamment pour l’accueil de mineurs en situation de handicap ;

o Exemple de la création d’une équipe médico-sociale d’appui aux professionnels du milieu ordinaire facilitant les coopérations entre le médico-social et les accueils collectifs de mineurs, afin de répondre aux besoins de vacances / de répit des enfants en situation de handicap et de leurs parents (exemple en région Nouvelle Aquitaine) ;

o Exemple du pôle d’appui ressources enfance et handicap (dont le COPIL intègre le CD, la MDPH, l’ARS, la CAF, la DDCSPP et l’ASE) pour accompagner les structures d’ACM et les centres de loisirs ordinaires pour l’accueil d’enfants en situation de handicap (exemple dans le département des Ardennes) ;

o Exemple du renforcement des capacités d’ouverture les WE et les vacances scolaires des centres de loisirs avec l’appui d’équipes mobiles de répit (ex d’un séjour répit dans un gîte avec encadrants en région PACA).
Déploiement d’outils numériques par les PFR pour maintenir le lien social et rompre l’isolement Mobilisation des outils numériques déployés par les PFR (ordinateurs, grandes tablettes, projecteurs, jeux spécifiques sur télé de type WI) => maintien du lien avec les familles, activités physiques adaptées aux PA, activité mémoire menée à distance par la psychologue (exemple en région Hauts-de-France)

Ressources mobilisables

  • La plateforme en ligne https://solidaires-handicaps.fr/ , lancée le 31 mars 2020, recense toutes les initiatives de solidarités à proximité de toute personne concernée. Cette plateforme peut l’aider, ainsi que ses proches, à trouver des solutions de répit mais aussi à identifier les acteurs qui se mobilisent sur les territoires et au niveau national pour leur proposer toute aide (répit, livraison de repas à domicile, écoute téléphonique et soutien moral, mode de garde adapté pour un enfant en situation de handicap, etc.).
  • La plateforme Rompre l’isolement des aînés sur le site du Ministère des Solidarités et de la Santé, recense l’ensemble des actions et outils libres d’accès et disponibles sur l’ensemble du territoire pour aider à la lutte contre l’isolement des personnes âgées.
  • La plateforme de la CNSA Pour les personnes âgées recense les dispositifs et adresses utiles pour le soutien des personnes âgées mais aussi des proches aidants (information, formations en ligne, solutions de répit, etc.)
  • Un numéro spécifique d’appui dans le cadre de la crise pour les personnes en situation de handicap et les proches aidants a été mis en place : le 0 800 360 360. Ce numéro vert (gratuit, accessible du lundi au vendredi) permet d’entrer directement en relation avec des acteurs impliqués dans l’accompagnement des personnes en situation de handicap près de celles-ci, qui se coordonnent pour leur apporter des solutions adaptées. En savoir plus
  • ESOGER : Outils d’évaluation Socio-gériatrique en période d’isolement social. Conçu et développé par les gériatres et chercheurs du Centre d’excellence sur la Longévité de l’Université McGill au Québec et adapté par la SFGG, Esoger 1 est disponible en Français, en version gratuite et accessible en ligne sur le site Internet du centre. Cet outil permet de repérer les personnes âgées les plus à risque. Il détermine si les besoins de base d’une personne âgée confinée ou isolée à domicile sont couverts et s’il existe un risque de rupture de couverture de ces besoins l’exposant à des difficultés sociales ou des complications de santé. Selon le score obtenu, il propose des recommandations d’interventions à mettre en place pour prévenir la rupture de couverture des besoins de base et/ou les complications qui y sont liées.
  • Les associations s’adressant aux proches aidants proposant de nombreuses initiatives tels que les cafés des aidants, des bistrots mémoire, des ateliers, un soutien psychologique, une écoute téléphonique, etc. Pendant la crise, mise en place de solutions à distance par certaines associations lors de l’impossibilité de se déplacer.

Sécurisation des interventions des salariés de particuliers employeurs et services d’aide et d’accompagnement à domicile

ActeursMesures à mettre en œuvre
Services Rappels sur les bonnes pratiques liées à la prévention du risque infectieux (lavage des mains gestes barrières, aération, port du masque et des mesures à prendre en matière notamment d’entretien des sols, gestion du linge).

Définir les procédures/modalités d’alerte, pour alerter les proches aidants de l’apparition de tout symptôme d’une personne accompagné par le service et sensibiliser la personne sur l’importance de contacter le médecin traitant.

Garantir la continuité de la totalité des interventions auprès des personnes âgées à domicile et n’appliquer le principe de priorisation des interventions qu’en dernier recours, réactiver le cas échéant les dispositifs de mutualisation des ressources humaines. Lorsqu’une priorisation des interventions est rendue absolument nécessairement, celle-ci peut être effectuée en tenant compte notamment :

• De la nécessité d’effectuer des actes essentiels en fonction du degré d’autonomie ou de santé de la personne et de la possibilité ou non de les espacer ;

• Des caractéristiques des publics et de leur environnement, certaines situations devant être particulièrement prises en compte : isolement de la personne (cf. intra), sortie d’hospitalisation, sortie d’établissement ayant été fermé, besoin de répit des proches ;

Fournir les attestations dérogatoires de circulation à leurs salariés afin de sécuriser les déplacements nécessaires à leurs interventions.

Se coordonner et solliciter l’appui des autres acteurs du territoire lorsque nécessaire : HAD, appui sur les CPIAS pour les formations, recours aux astreintes sanitaires gériatriques et équipes mobiles de soins palliatifs du territoire.
Médecin traitant Déterminer le suivi médical et les conditions d’accompagnement les plus adaptés en fonction des signes présentés par la personne et des éléments de contexte (prise en compte de ses comorbidités, de l’entourage familial, de l’environnement social et des aspects psychologiques, de la disponibilité des services d’aide et d’accompagnement à domicile, IDE, SSIAD, portage de repas, etc.), en s’appuyant en tant que de besoin sur les dispositifs d’appui à la coordination existant ou autre organisation rendant ce service sur le territoire.

En lien avec les proches aidants et en coordination avec les services à domicile intervenant, mettre en place des mesures d’isolement et de protection pour toute personne accompagnée suspectée (cas contact ou présentant des symptômes) de Covid-19 ne présentant pas de critères de gravité.

Informer les intervenants et les services de la conduite à tenir pour adapter au mieux les consignes d’intervention et détecter les signes d’alerte en fonction de la situation de la personne.

Stratégie de surveillance épidémiologique et de dépistage

a. Stratégie de dépistage

ViséeIndication
Diagnostique
(Tests RT-PCR)
Toute personne accompagnée présentant des symptômes évocateurs après information et recueil du consentement. En cas d’impossibilité d’un tel recueil, après information de la personne de confiance et/ou des proches et interrogation quant à une possible opposition de leur part.

Tout professionnel présentant des symptômes évocateurs.

Toute personne accompagnée identifiée comme personne contact d’un cas de Covid-19 après information et recueil du consentement. En cas d’impossibilité d’un tel recueil, après information de la personne de confiance et/ou des proches et interrogation quant à une possible opposition de leur part.

Tout professionnel identifié comme personne contact d’un cas de Covid-19.
Préventive Professionnels notamment au retour de congés (48 heures avant la reprise du travail).
Conduite à tenir en cas de test positif chez un professionnel Un test positif conduit à une éviction de 7 jours après le test (reprise du travail au 8ème jour si disparition de la fièvre et amélioration de l’état respiratoire depuis au moins 48 heures) et respect de mesures barrières renforcées pendant les 7 jours suivants.

Toutefois, dans le cas où un professionnel asymptomatique est non remplaçable, la possibilité dégradée d’un maintien en poste avec un renforcement des mesures de précaution et d’hygiène est envisageable conformément à l’avis du HCSP du 23 mai 2020.

b. Mesures à mettre en place

ActeursCatégories de mesures
Laboratoires Assurer un accès prioritaire aux tests des professionnels intervenant au domicile des personnes âgées, comme prévu par le MINSANTE n. 157 relatif à la doctrine de priorisation des tests.
Etablissements sanitaires et médico-sociaux Mettre à disposition des services du territoire des ressources mobilisables pour la réalisation des prélèvements.
ARS Mobiliser des ressources externes en appui des établissements et des services pour la réalisation des prélèvements :

• Mobilisation des SSR, ES publics et privés…

• Mobilisation des professionnels libéraux (par le biais des URPS notamment)

• Mobilisation, en lien avec les collectivités territoriales et des autres administrations, des autres ressources susceptibles d’intervenir en appui : services de santé au travail, associations de sécurité civile, services de santé scolaire…

Favoriser l’accès des établissements et services à des plateaux techniques pour l’analyse des prélèvements :

• Identification de laboratoires ressources pour les professionnels des services à domicile, notamment en établissant des organisations territoriales avec les laboratoires hospitaliers ;

• Accompagnement au conventionnement.

Soutenir la formation des professionnels (notamment aides-soignants) à la réalisation des prélèvements.

Anticipation de la grippe saisonnière

Dans le cadre de la campagne de vaccination ayant débuté en octobre, l’augmentation du taux de vaccination des personnes à risque de grippe sévère, notamment les personnes âgées, et des professionnels intervenant de façon régulière et prolongée avec des personnes à risques de grippe sévère constitue un enjeu de santé publique majeur dans le contexte épidémique actuel.

La liste des catégories de personnes à risque de grippe sévère figure dans le calendrier des vaccinations.

Elle est confirmée dans l’avis de la Haute autorité de santé relatif au maintien de la campagne de vaccination contre la grippe saisonnière 2020/2021 dans le contexte de l’épidémie de COVID-19 en France.

ActeursMesures à mettre en place
ARS Assurer, en lien avec les préfectures, la mobilisation des acteurs territoriaux (services de santé au travail, services des conseils départementaux, unions régionales des professionnels libéraux…) susceptibles de favoriser l’accès à des professionnels des services à la vaccination.

Mobiliser les dispositifs d’appui sanitaire mis en place en appui des établissements et des services (équipes d’hygiène, Cpias, modalités dérogatoires de rémunération des professionnels libéraux…).
Médecin traitant
Professionnels de santé (infirmier, sage-femme)
Intervenant à domicile
Officine
Mobiliser ces acteurs comme relais du message en direction des personnes à domicile (vaccin gratuit pour les personnes de 65 ans et plus, réception d’un bon de prise en charge de l’Assurance Maladie, vaccin par le professionnel de santé de son choix (médecin, sage-femme, infirmier, pharmacien d’officine volontaire et formé).

Mobiliser ces acteurs comme relais du message en direction des aides à domicile intervenant auprès des personnes fragiles.
Officines Délivrance en pharmacie du vaccin avec édition d’un bon de la CNAM, sur la présentation des documents prouvant l’activité auprès d’un particulier employeur titulaire de l’APA ou de la PCH ou l’activité d’accueillant familial.

Assurer aux SAAD, SSIAD et SPASAD et autres intervenants sociaux et médico-sociaux à domicile (PFR, gestionnaires de cas MAIA, etc.) et réseaux de santé un accès prioritaire aux doses de vaccin.
SAAD, SSIAD, SPASAD, PFR, MAIA Communiquer auprès des professionnels intervenants sur l’importance de la vaccination.

Favoriser l’organisation de campagnes de vaccination des professionnels des services, le cas échéant, en s’appuyant sur des coopérations avec les autres établissements et services du territoire (autres ESSMS, Centres de soins, infirmières libérales), les conseils départementaux et les services de santé au travail.

Ressources mobilisables

  • Sur le site du Ministère de la Santé : la page grippe a été actualisée. Elle a été enrichie d’un « Questions/réponses » destiné au public.
  • Sur le site de l’Assurance maladie : les pages grippes ont également été actualisées.
  • Enfin, pour mise en partage, le lien sur le site de l’ARS Grand Est ayant développé des kits de communication ciblés à destination des professionnels du médico-social et des établissements de santé.
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