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Covid-19, hébergement d’urgence et personnes sans-abris : les nouvelles consignes

Covid-19, hébergement d'urgence et personnes sans-abris : les nouvelles (...)

Le Gouvernement a actualisé ses recommandations à destination du personnel exerçant en foyers de travailleurs migrants, en établissements et services accueillant des personnes sans domicile, ainsi qu’auprès du personnel intervenant auprès des personnes à la rue, habitants de squats, bidonvilles et campements illicites.

Foyers de travailleurs migrants

Il est recommandé aux structures d’accueil de sensibiliser les résidents aux gestes barrières et dans la mesure de leurs capacités et moyens de mettre en place des mesures de confinement :

  • Renforcer la sensibilisation des professionnels et l’affichage de messages clairs relatifs aux gestes barrières dans les lieux de passage (couloirs, entrée, espaces collectifs)
  • Identifier un personnel référent Covid-19 chargé de coordonner les mesures de gestion et d’en informer les résidents
  • Activer le plan de continuité de l’activité en cas de survenue de nombreux cas au sein du personnel de la structure. A défaut de plan de continuité de l’activité, les structures en question doivent mettre en place une organisation permettant de poursuivre leur activité en mode dégradé
  • Formaliser la conduite à tenir en cas de survenue de symptômes évocateurs de coronavirus chez un résident, et notamment, en l’absence de chambres individuelles, d’identifier si possible une pièce à distance des lieux de vie, bien aérée, dans laquelle la personne pourra être isolée en cas de survenue de symptômes. Le résident doit pouvoir y être installé pendant plusieurs heures, le temps de l’intervention du médecin traitant ou de l’équipe sanitaire
  • Identifier, dans les sites où les locaux le permettent, un secteur qui pourrait être dédié à l’accueil de plusieurs résidents Covid-19 dans le cas où l’épidémie s’intensifie et que le transfert en CHS ne peut être réalisé
  • Identifier, dans les sites où les locaux le permettent, un secteur qui pourrait être dédié à l’isolement des personnes « contacts » durant sept jours après le dernier contact avec le cas confirmé (distinct du secteur réservé aux cas confirmés)
  • Mettre en place des protocoles de portage de repas et de nettoyage renforcé (à l’aide de prestataires extérieurs si nécessaire) en cas de survenue ou d’accueil d’un malade de coronavirus dans le foyer
  • Lorsque les mesures de confinement individuel ne peuvent être envisagées sur site, les résidents ou hébergés cas suspects ou avérés Covid-19 doivent être orientés en CHS.

En cas de suspicion de Covid-19 concernant directement un résident ou une personne hébergée chez un résident, il convient, en cas de symptômes (sensation de fièvre, frissons, toux, syndrome grippal, rhume, mal de gorge, ou en cas d’apparition d’une fatigue intense, de douleurs musculaires inhabituelles, de maux de tête), de :

  • Contacter en priorité le médecin traitant ou le médecin de proximité. L’appel au centre 15 est uniquement réservé aux personnes ayant des signes de gravité (difficultés à respirer, malaise…)
  • S’isoler des autres résidents dans la mesure du possible et éviter le partage d’objets personnels (objets de toilette, couverts, etc…)

Le médecin définit la stratégie de la prise en charge à adopter.

La prise en charge d’un cas suspect ou avéré dépendra du degré de sévérité de la maladie

  • Si cas graves : admission sur avis du médecin dans un hôpital ;
  • Si cas non graves, sur avis du médecin :
    • Si les conditions de confinement sont réalisables, le maintien dans le foyer peut être envisagé,
    • Si les conditions de confinement ne sont pas réalisables dans le foyer, le résident est orienté dans un centre d’hébergement spécialisé Covid-19.

Etablissements et services accueillant des personnes sans domicile

Pour les structures d’hébergement (CHRS, hébergement d’urgence…) et les foyers et résidences sociales, il est recommandé de :

  • Réorganiser les activités et les espaces afin de respecter une distanciation physique d’un mètre entre deux personnes
  • Adapter autant que possible les circulations au sein des différents espaces de la structure en évitant le croisement ou le regroupement des personnes (avec si possible l’organisation d’un sens de circulation), et de rendre obligatoire le port du masque lors de tout déplacement (professionnels et personnes hébergées)
  • Limiter les visites à l’intérieur de l’établissement, en s’assurant le cas échéant qu’elles fassent l’objet de mesures de sécurité adaptées
  • D’organiser les chambres collectives pour permettre une distance d’un mètre entre chaque lit, lits installés tête bêche de préférence
  • Pour les activités de jour, réorganiser pour limiter le nombre de personnes dans un même lieu afin de respecter la distanciation physique d’au moins 1 mètre
  • Moduler les horaires des repas dans les espaces de restauration collective pour éviter les interactions, en respectant la distanciation physique avec notamment une installation en quinconce aux tables et permettre de prendre les repas en chambre lorsque cela est possible. Pour les structures où les chambres sont équipées de cuisines (pensions de famille), les résidents seront vivement incités à éviter l’utilisation des cuisines partagées, qui pourront, à l’appréciation du gestionnaire, être temporairement fermées
  • Réorganiser les pièces (ex : retrait d’une chaise sur deux…) et afficher sur la porte la capacité maximale d’accueil (un paramétrage de la jauge à 4m2 par personne afin de garantir une distance d’au moins un mètre autour de chaque personne est indiqué comme bonne pratique dans le protocole national pour assurer la santé et la sécurité des salariés en entreprise face à l’épidémie de Covid-19 qui a été actualisé au 13 novembre 2020)
  • Réduire les activités collectives en privilégiant un nombre limité de 6 personnes maximum avec respect du mètre de distanciation physique et port du masque, et privilégier les activités en extérieur en évitant tout échange de matériel/objet
  • Veiller à bien aérer les locaux (par ouverture en grand de toutes les fenêtres, au moins 15 minutes trois fois par jour) notamment pendant et après les opérations de nettoyage-désinfection, et de vérifier le bon fonctionnement des systèmes d’aération et de ventilation (ex. entrées d’air non bouchées, etc)
  • Nettoyer et désinfecter régulièrement les surfaces et les objets qui sont fréquemment touchés
  • Prévoir l’affichage de messages clairs multilingues, avec infographies de préférence, dans les différents lieux de passage des mesures barrière à respecter
  • Une information en présentiel à destination des personnes accueillies (explications sur l’application des mesures barrières, utilisation des masques…) peut également être organisée, par petits groupes et dans le respect des consignes sanitaires. Le conseil de la vie sociale, dans les établissements où il est mis en place, doit également être informé.
  • Mettre à disposition à l’entrée des parties communes du centre d’hébergement des distributeurs à poussoir de savon s’il existe un point d’eau ou des solutions hydro alcooliques
  • Les postes d’accueil seront réorganisés après échanges avec les équipes en place : plexiglas (ou mise à disposition des visières de protection), marquages au sol, dépôt des courriers/colis dans une corbeille spécifique…
  • Lorsque la réalisation d’entretiens (par les travailleurs sociaux ou les professionnels de santé) en présentiel est nécessaire :
    • Prévoir une distance d’au moins 1m avec la personne ; éviter la position face à face en l’absence d’équipements de protection (barrière plexiglas) et porter un masque grand public ;
    • Dans la mesure du possible, éviter la présence d’un tiers (ex : interprétariat par téléphone plutôt que présentiel) et laisser une fenêtre ouverte.

En cas de symptômes d’un résident, il est recommandé de prendre contact avec le médecin traitant de la personne ou le médecin référent du centre s’il y en a un.

En l’absence de médecin de ville partenaire ou recevant habituellement les personnes hébergées par la structure, il est recommandé d’identifier préalablement l’offre médicale locale de premier recours : centres de santé, centres Covid (l’Assurance Maladie a également mis en place un dispositif permettant aux patients sans médecin traitant d’avoir accès à des consultations médicales auprès de médecins volontaires pour accepter de nouveaux patients, accessible aux patients en appelant le SAMU-centre 15). A défaut, se renseigner sur la mise en place d’une équipe sanitaire mobile départementale pour les publics précaires ou la possibilité de recourir à l’équipe sanitaire du CHS.

Préconisations à destination des acteurs de la veille sociale

Concernant les maraudes, il est recommandé de :

  • Prévoir un distributeur de gel hydro alcoolique dans chaque véhicule
  • Assurer le renouvellement régulier du stock de gel
  • Désinfecter systématiquement les poignées de portes, tables, interrupteurs, téléphones, ordinateurs portables, robinets et véhicules une fois par jour
  • Veiller à une aération régulière des locaux et du véhicule
  • Respecter strictement les mesures barrières
  • Espacer les maraudeurs à l’intérieur du véhicule en plaçant le deuxième maraudeur à l’arrière et en circulant avec une vitre ouverte et d’une manière générale renforcer les mesures barrière entre mes membres de l’équipe
  • Eviter les contacts physiques non indispensables, en particulier, la pratique de la poignée de main ou de l’accolade est à proscrire jusqu’à la fin de l’épidémie
  • Limiter le temps passé à plusieurs personnes
  • Prévoir une information par voie d’affichage dans les locaux et sur le véhicule des gestes barrières
  • Fournir des masques « grand public » à l’ensemble des professionnels et bénévoles non soignants ayant un contact régulier avec le public. Dans tous les cas, le port du masque complète les gestes barrière et la distanciation physique d’un mètre à respecter. Si cet équipement est disponible, le port d’une surblouse est recommandé lors de soins rapprochés en rue.

Symptômes évocateurs d’une infection par le coronavirus

Lors des passages des maraudeurs auprès des personnes, il est recommandé d’interroger les personnes sur l’existence de symptômes évocateurs d’une infection par le coronavirus : sensation de fièvre, frissons, toux, syndrome grippal, rhume, mal de gorge, ou en cas d’apparition d’une fatigue intense, de douleurs musculaires inhabituelles, de maux de tête, perte d’odorat, perte du goût.

  • En l’absence de symptômes, et en accord avec la personne à la rue, les maraudeurs transmettent au SIAO une demande d’hébergement pour permettre aux personnes à la rue d’être orientées vers un lieu de confinement (ex : hôtels) prévu pour les personnes à la rue non malades ou ne présentant pas de symptômes du virus Covid-19
  • En cas de symptômes, la personne, avec son consentement, est signalée au professionnel de santé, la PASS, ou l’équipe sanitaire mobile identifiés afin de bénéficier d’une évaluation médicale et d’une orientation adaptée. La personne pourra alors faire l’objet d’un dépistage par des professionnels compétents pour pratiquer ce type d’acte. En présence de symptômes accompagnés de signes de gravité, difficultés à respirer, malaise, contacter immédiatement le Centre 15
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