J'ai compris, mais plus tard...

Contexte

Le pôle de services est porté par le CIAS du Val Fleuri : 8 communes regroupant 850 habitants au cœur d’un bassin de vie particulièrement rural et loin des services. Face au vieillissement de la population et à l’isolement de certains habitants - vivant parfois à plus de 60 km des administrations et services - le CIAS a décidé de développer les services de proximité sur le site de son foyer logement.

Description / Fonctionnement de l'action

La rénovation et la restructuration du foyer logement est à l’origine de la création d’un pôle de services de proximité au cœur d’un bassin de vie rural. L’ensemble prévoit accueil temporaire (2 studios), résidence pour personnes âgées (4 studios) et services publics et au public associés à des services de santé (Kinésithérapeutes, infirmiers, opticiens …).

 

1995  : Le CCAS de la commune de Lavoncourt gère un foyer-logement dont la capacité d’accueil est de 19 lits. Onze salariés dont 4 CES. Un local de 70 m² est loué à un kinésithérapeute pour son activité professionnelle.

 

1997  : Le CCAS de Lavoncourt cède le foyer-logement au CIAS du Val Fleuri issu de la fusion des CCAS de 6 communes. Au fil des années, le CIAS organise des actions ayant pour objectif d’ouvrir le foyer-logement vers l’extérieur, d’intégrer l’établissement au cœur du bassin de vie, d’établir des liens affectifs et relationnels entre les résidents et les habitants du village, entre la collectivité intercommunale et les partenaires potentiels.

 

1999 : Les écoliers du groupe scolaire viennent manger au foyer-logement dans la même salle que les résidents (cantine scolaire). Un vrai levier des relations intergénérationnelles. Les enfants de l’école, des centres de loisirs viennent régulièrement au foyer-logement : activités manuelles, lotos, déguisements,...

 Des salariées de l’établissement qui travaillent à temps partiel trouvent un complément de travail à la FASSAD (Association d’aide à domicile) qui assure une permanence hebdomadaire à la mairie de Lavoncourt (époque de la loi APA).

 

2005 : Convention avec la FASSAD pour le portage de repas (liaison chaude) au domicile des personnes à Lavoncourt et dans les villages alentours (quelques repas par jour). Fabriqués au foyer-logement, les repas sont livrés par la FASSAD 7 jours sur 7. Deux tournées seront rapidement nécessaires.

 

Prix TERRITORIA « Coup de cœur » dans la catégorie « Services de Proximité » décerné au CIAS

 

2006 – 2007 : Le projet de rénovation et de restructuration du foyer-logement est esquissé ainsi que l’extension des locaux avec création de 2 studios pour l’accueil temporaire et d’un bâtiment baptisé « pôle gérontologique, social, paramédical, intergénérationnel »

Au foyer logement :

  • La cuisine devient trop petite et inadaptée, une mise au normes s’impose.
  • La salle à manger devient exiguë.
  • Des adaptations s’imposent : chauffage, rénovation, accueil temporaire, restructuration de locaux …
  • Un deuxième kinésithérapeute s’est installé, les locaux professionnels sont trop petits.
  • Où installer une permanence hebdomadaire des opticiens mutualistes ? De la FASSAD, de l’assistante sociale, de la mission locale … qui ont lieu à la mairie jusqu’alors ?
     

2008 – 2009 : Convention de partenariat avec la société HLM de Haute-Saône pour la construction, intégrée à l’ensemble, de 4 studios destinés à des personnes âgées autonomes mais qui trouveront calme et sécurité à côté du foyer-logement.

 

2009 : Convention avec « Présence Verte » pour l’assistance à domicile. Un dispositif identique est installé au foyer-logement : chaque résident dispose d’un « bip » d’appel.

  • Permis de construire accordé
  • Notification de l’Europe (FEDER), de l’Etat (FNADT), de la Région (Contrat de Pays) : subventions accordées.
  • Première pierre posée en 2009
     

2010 : Convention avec la « Mutualité Française » pour expérimenter en milieu rural la convention nationale « CCAS – UNA – Mutualité Française ».

 Ce n’était pas prévu : Création au sein du bâtiment d’un local dédié à une borne visio-services (10 m²).

 

Prix Territoria dans la catégorie « développement durable »

 

2011 – 2012  : Installation progressive des différents services : kinésithérapeutes, opticiens mutualistes, bornes visio-services, FASSAD, assistante sociale, mission locale.

Le local libéré par les kinésithérapeutes permet d’ouvrir un « cabinet infirmiers » ouvert chaque matin.

 

2012  : Le pôle reçoit le label « Relais de Services Publics »

 

2013  : Ce n’était pas prévu : La Poste intègre le bâtiment « RSP » (16 h d’ouverture hebdomadaire).

Bilan

  • 2 création d’emploi au foyer-logement
  • 1 création d’emploi pour assurer la permanence au RSP
  • 7 800 repas servis à domicile en 2012
  • 600 visiteurs au RSP en 2012
    Plus qu’un pôle gérontologique prévu au moment d’esquisser le projet, c’est un véritablement pôle de services de proximité (labellisé RSP) qui a été construit (services publics et au public + services de santé).

Réussite : le fait de regrouper services publics et au public avec des services de santé semble précurseur et apprécié des usagers.

Difficultés : administrative surtout avec la complexité des dossiers de financement (européen surtout).

Moyens

  • Bénévoles du CIAS du Val Fleuri + représentants des différents partenaires
  • Coût de l’opération : 1 million d’euros

Les partenaires

Partenaires opérationnels

Principaux partenaires : FASSAD (UNA), Présence Verte, HLM, Mutualité Française (Opticiens mutualistes), La Poste, Orange (borne visio-services connectée à Pôle Emploi, CAF, CPAM, CRAM), Centre Information Jeunesse, Assistante sociale, Mission locale.

Ils financent l'action

  • Europe (35 %)
  • Etat (FNADT)
  • Région
  • Aide parlementaire (6 000€)
  • CARSAT (19 000€)
  • Fondation de France (16 000€)
  • Autofinancement : 200 000 €
  • Emprunt : 200 000 €

Les observations du CCAS/CIAS

  • Pôle de proximité regroupant foyer-logement + studios accueil temporaire + studios pour personnes âgées + services de santé… 
  • Le label « RSP » a dynamisé le projet, symbole du soutien durable de l’état.
  • Deux prix « Territoria » en chemin : symbole d’un projet transposable.
  • Mutualisation des services au sein d’un bâtiment : symbole d’économie de fonctionnement.
  • Chauffage par géothermie et par capteur solaire : symbole d’économie d’énergie fossile et de développement durable.
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