J'ai compris, mais plus tard...
Actualités

Canicule : l’UNCCAS présente au bilan 2018

Canicule : l'UNCCAS présente au bilan 2018

Benoît Calmels participait le 21 septembre à la journée de retour d’expérience (ReTEX) organisée par Agnès Buzyn en présence de la Direction générale de la santé (DGS) et de représentants des différents acteurs impliqués dans le dispositif de prévention (Ministère de l’Intérieur, associations, fédérations d’établissements). L’occasion d’assister à la présentation du bilan chiffré de l’année 2018, mais aussi d’évoquer les pistes d’amélioration à approfondir, notamment pour permettre aux CCAS de s’acquitter de leurs missions avec davantage de sérénité.

Des acteurs de terrain mieux préparés

La canicule 2018 a été d’une longueur et d’une ampleur remarquables, avec 67 départements touchés, et des chaleurs intenses, conduisant Météo France à considérer cette canicule comme la deuxième plus sévère depuis 1945, derrière celle de 2003. Avec près de 1500 morts, l’année 2018 a cependant été bien moins meurtrière que celle de 2003, qui avait vu près de 19 500 morts. Cette stabilisation des chiffres - similaires à ceux observés durant l’épisode très légèrement moins intensif de 2015 - montre une meilleure préparation des acteurs, et une professionnalisation du dispositif.

Si les personnes de plus de 75 ans continuent de représenter plus de la moitié des décès (931), la DGS observe un impact relatif plus important chez les personnes de 65 à 74 ans, dont la part augmente de 26%, et chez les jeunes enfants, dont la vulnérabilité a été souligné au cours de la journée de présentation du bilan.

Face à ces progrès, qu’il convient de poursuivre, Agnès Buzyn a remercié chacun des acteurs pour leur implication, notamment les CCAS, dont elle avait pu observer le travail lors d’une visite à Vincennes le 3 août dernier.

Pérenniser les moyens pour faire face à l’avenir

L’état d’alerte des professionnels et élus face au phénomène demeure cependant de mise, Météo France énonçant le risque d’épisodes caniculaires tous les ans au cours des quinze prochaines années dont la durée pourrait atteindre 100 jours selon les prévisions les plus pessimistes.

Si les CCAS maîtrisent aujourd’hui les process nécessaires pour faire face, Benoît Calmels a souligné le coût humain que cette réponse suppose : la canicule de 2018 a ainsi pu nécessiter la mobilisation de plus d’un tiers du personnel dans certains CCAS, posant la question du maintien des autres activités (accueil et accompagnement liés à la lutte contre la précarité...).

Face à cette situation, la Ministre étudie des pistes pour impliquer davantage des structures telles que France Bénévolat ou les petits frères des Pauvres afin de pouvoir s’appuyer sur des réseaux de bénévoles limitant l’embolie des services publics de proximité.

Agnès Buzyn souhaite également étudier les effets retards de la canicule, encore mal connus. Si 1500 morts ont été détectés durant l’épisode, il est possible que l’effet sur la santé des personnes ait pu engendrer des décès plus tardifs. Une prochaine étude de la DGS devrait faire la lumière sur cette réalité.

Photo : Benoît Calmels et Agnès Buzyn lors de la visite au CCAS de Vincennes en août 2018

Retour en haut de page