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Benoît Calmels invité par l’Atelier Energie et Territoires

Benoît Calmels invité par l'Atelier Energie et Territoires

Louis Gallois, Président de la Fédération des acteurs de la solidarité, et Benoît Calmels, délégué général de l’UNCCAS, étaient les invités de la Matinale du 19 septembre organisée au Procope par l’Atelier Energie & Territoires, lieu de réflexion et d’échange créé par EDF.

Interrogés sur la définition de la solidarité, les invités ont convenu que la notion ne pouvait plus aujourd’hui être perçue comme un mécanisme descendant, se réduire à la bienfaisance ou à la charité. Il s’agit bien au contraire de ce qui fait vivre tout le monde ensemble dans la cité/société.

Dans le contexte du déploiement de la Stratégie Pauvreté présentée par le Président de la République le 12 septembre, les échanges ont ensuite porté sur la question de l’échelon pertinent pour les politiques de solidarités. Affirmant la nécessité de politiques nationales, Benoît Calmels a présenté le modèle d’un Etat garant de la lutte contre la pauvreté, sans en être l’acteur principal. Le premier rôle doit en effet être dévolu à l’interlocuteur le plus proche de l’administré, c’est-à-dire le bloc communal

Rappelant que les CCAS ne pouvaient pourtant exercer à eux seuls toutes les missions de solidarité, le délégué général de l’UNCCAS a une fois de plus appelé de ses vœux le développement de nouveaux modèles de coordination. Des CCAS/CIAS assembleurs ? Coordonnateurs ? Ce modèle, qui permet aux autres acteurs (services décentralisés de l’Etat, acteurs privés, associations...) de faire pleinement valoir leur expertise, sera au cœur des échanges du prochain congrès de l’UNCCAS, les 15 et 16 octobre à Nantes.

Les invités ont enfin répondu à une question traditionnelle de l’Atelier Energie & Territoires : « quelle utopie » faut-il souhaiter dans le domaine de la solidarité ? Voulant adopter des objectifs plus modestes que le Président de la République, Louis Gallois a appelé à l’éradication de la grande pauvreté, Benoît Calmels, rebondissant sur une tribune récemment publiées dans les Actualités Sociales Hebdomadaires, a souhaité que les politiques municipales structurent leur action en fonction des objectifs de développement durable tels qu’ils avaient été formulés au Sommet de Rio de 1992.

Dans cette perspective, il n’y aurait plus, dans les mairies et les intercommunalités, que trois services principaux, d’égale importance et agissant :

  • pour le développement économique,
  • pour la protection de l’environnement,
  • pour le social, pris dans son sens le plus large, et intégrant de ce fait l’accompagnement des plus fragiles, mais aussi les politiques familiales, la santé, l’éducation, la culture, le sport... Toutes les activités réunissant entre eux les citoyens.
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