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Fiche d'expérience

Atelier nutrition santé

Atelier nutrition santé

Contexte

Suite à la réalisation de l’analyse des besoins sociaux, le CCAS a proposé une action visant à fédérer les publics autour de la thématique « alimentation ». En effet, face aux problèmes que rencontrent de plus en plus de personnes en matière de nutrition (conséquences sur la santé d’une mauvaise alimentation : obésité, diabète, dénutrition…) et afin d’informer les publics précaires sur les recommandations nationales (PNNS, PNA).
L’action a pour objectifs :
- informer sur l’équilibre alimentaire, 
- composer des menus équilibrés avec les produits distribués par la banque alimentaire ou les Restos du cœur, 
- proposer un moment convivial, partagé autour d’un plat afin de tisser du lien social, 
- amener à changer les comportements alimentaires notamment chez les enfants.

En 2009, dans le cadre de la semaine nationale du goût, le CCAS a organisé une première action à destination des publics précaires : l’atelier du goût . Animé par l’association AID (aide et intervention à domicile). Il visait à la dégustation de produits exotiques proposés par un primeur local de fruits et légumes. L’évaluation de cette journée a permis de recenser un besoin en matière de nutrition et 50 % des personnes interrogées ont indiqué qu’elles étaient favorables pour participer à un atelier cuisine.Encouragé par les services de la DRAAF (Direction Régionale de l’Alimentation) pour la mise en place d’actions concrètes en matière d’alimentation en faveur des publics fragiles, le CCAS a concrétisé son projet en organisant un atelier nutrition santé.

Description / Fonctionnement de l'action

Ouvert depuis le 29 novembre 2010, l’atelier nutrition santé est animé par une diététicienne, un lundi sur deux et de 14h à 16h.
L’atelier se déroule dans une salle équipée d’une cuisine. Le nombre de participants varie de 8 à 12 personnes. En 2011, onze séances ont pu être organisées et en 2012, dix-sept sont prévues.
Durant l’atelier, l’animatrice veille à ce que chacun ait sa place. Les jeunes se sont bien appropriés l’atelier, les personnes âgées préfèrent parfois rester en retrait, s’atteler aux corvées d’épluchage tout en papotant entre elles. La diététicienne conseille sur les produits à consommer (favoriser les produits de saison et locaux). Cuisiner peu cher mais bon avec les produits du placard... A la fin de l’atelier, chacun se retrouve autour des plats cuisinés pour une dégustation ou à emporter chez soi.

Bilan

Le bilan quantitatif est satisfaisant, dix à douze personnes fréquentent l’atelier régulièrement. Le groupe est hétérogène et se compose de bénéficiaires de la banque alimentaire, de retraités, de jeunes en situation de handicap, de personnes de nationalité étrangère… Le public est fidèle mais il reste difficile de faire évoluer le groupe par l’adhésion de nouvelles personnes, par ailleurs, le groupe est essentiellement féminin.L’objectif visant à tisser du lien entre les participants est atteint : des personnes se contactent en dehors de l’atelier, fréquentent d’autres structures : bibliothèque, gym…
En matière nutritionnelle, les participants ont une certaine curiosité pour des produits (cuisine à l’ortie, légumes oubliés…) et un plaisir gustatif pour le « fait maison ». Certaines personnes ont modifié certaines habitudes : utilisation de l’huile à la place du beurre, du fromage blanc à la place de la crème, diminution du sucre.

Moyens

Moyens humains :
- 1 diététicienne,
- la responsable de l’action sociale, présente lors des ateliers.

Moyens matériels :
Mise à disposition des locaux et d’une voiture de fonction par la Ville.Budget : environ 3 000 euros par an.
La prestation de la diététicienne, l’équipement et les produits sont financés par l’Agence régionale de la santé.

Les partenaires

Partenaires opérationnels

Aucun

Ils financent l'action

L’Agence régionale de la santé pour le fonctionnement. La Ville du Trait et le CCAS sont les financeurs pour l’investissement.

Les observations du CCAS/CIAS

Le lien social est avant tout priorisé dans cette action. Par le biais de l’alimentation, des personnes se sentent valorisées par ce qu’elles font, ce qu’elles proposent et ce qu’elles cuisinent ensuite en famille. La confiance en soi, l’estime de soi sont des notions importantes pour des personnes qui se « sentent parfois exclues » de la société. La cuisine est un support de redynamisation où se développent des savoirs.Le succès de cet atelier repose également sur la personnalité de l’animatrice : sympathique et accessible.

Photo : http://www.letrait.fr / Droits réservés

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