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Assises de l’Habitat intermédiaire pour séniors

Assises de l'Habitat intermédiaire pour séniors

Entre domicile et Ehpad, des solutions alternatives sont en train d’émerger. Des millions de français de plus de 75 ans, fragiles mais valides, ont vocation dans les deux prochaines décennies à quitter un logement inadapté sans pour autant avoir le moins du monde besoin d’un Ehpad. Ces millions de séniors auront le choix entre une grande palette de formules : résidences-autonomie et résidences-services, mais aussi résidences intergénérationnelles, co-locations, habitats groupés, etc.

Pour mieux appréhender les enjeux de ce nouveau phénomène, désigné dans le Rapport Libault sous le vocable d’ « habitat intermédiaire » , le Mensuel des Maisons de Retraite organisait le 27 juin une journée de rencontre à l’attention des acteurs publics et privés pour « penser les nouveaux chez-soi ».

L’avenir des résidences autonomie en question

Benoît Calmels intervenait à la table ronde animée par Anne-Bérénice Simzac, de la Fondation Médéric Alzheimer : « Quel avenir pour les 2 000 résidences autonomie ? », avec Frédérique Garlaud (CNAV), Catherine Morin (DGCS) et Michel Chatot (Arpavie).

Après avoir rappelé que les CCAS et CIAS gèrent 40% des 2000 résidences autonomie présentes sur le territoire français, le délégué général de l’Unccas a souligné que ce modèle avait en son temps pu constituer un progrès majeur pour l’autonomie des personnes, mais qu’il est aujourd’hui nécessaire de le faire évoluer, pour se rapprocher des aspirations citoyennes des personnes âgées. Aussi a-t-il appelé les élus locaux à « imaginer le nouveau chez-soi » des séniors, sans se contenter de gérer le « chez eux » dans lequel ils vivent aujourd’hui.

Un foisonnement de nouveaux modèles

Colocations, résidences intergénérationnelles, habitats inclusifs, accueils familiaux... les différentes interventions ont rendu compte du foisonnement des modèles qui émergent aujourd’hui, dont le point commun est de rompre avec la logique d’établissement, en impliquant une multitude d’acteurs : associations intervenant dans le parc social, délégations de services public (DSP), expérimentations locales...

Afin d’assurer un suivi de leur développement, le Mensuel des Maisons de Retraite entend faire de ces Assises un rendez-vous annuel et a d’ores-et-déjà invité les 200 participants de la journée du 27 juin à l’édition 2020.

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