J'ai compris, mais plus tard...
Actualités

Accidents de travail dans les secteurs de la santé et de l’action sociale

Accidents de travail dans les secteurs de la santé et de l'action (...)

L’agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (ANACT) a mené une étude sur la sinistralité au travail entre 2001 et 2019, en se basant sur les données de l’Assurance maladie.
Le rapport étudie l’évolution du nombre d’accidents du travail, de maladies professionnelles et d’accidents de trajet selon le sexe des salariés et le secteur d’activité de l’employeur.

Les constats dressés par l’étude

Il ressort en premier lieu de cette étude que les femmes employées dans les secteurs de la santé et de l’action sociale sont davantage exposées à la sinistralité.
En effet les accidents du travail les concernant ont connu une forte hausse à hauteur de 41,6%, avec une hausse de 110% dans le secteur des activités de service (santé, action sociale). La gravité de ces accidents est également plus élevée chez les femmes avec une moyenne de 73,8 journées perdues par accident.
Cependant en matière d’accident mortel, les hommes sont beaucoup plus touchés que les femmes, avec une mortalité 11 fois plus élevé.

En second lieu, les maladies professionnelles concernent quant à elles autant les hommes que les femmes avec plus de 50 000 personnes touchées en 2019, toutefois la progression est deux fois plus rapide chez les femmes.
De surcroit, chez les femmes les activités de service relèvent du premier secteur à risque avec une explosion de 400% de 2001 à 2019 dans les services de la santé, de l’action sociale, du nettoyage et du travail temporaire.
S’agissant enfin des accidents de trajet, leur progression est stable pour les hommes mais en nette augmentation pour les femmes depuis 2001. Le secteur de la santé et de l’action sociale représentent encore une fois le secteur le plus touché avec près de 19 000 accidents en 2019, et une hausse de 71, 4% depuis 2001.

L’identification des points à améliorer

Le constat à dresser au regard de ces données est que les risques auxquels sont exposés les femmes dans leur poste sont insuffisamment identifiés et reconnus, notamment dans les secteurs à prédominance féminine.
L’ANACT préconise de prendre en compte les conditions d’exposition différenciées des femmes et des hommes face aux risques professionnels. C’est d’ailleurs un élément déjà imposé aux employeurs depuis la loi du 4 aout 2014 qui oblige à tenir compte dans la rédaction du document unique d’évaluation des risques professionnels de l’impact différencié quant à l’exposition au risque en fonction du sexe.
Cette prise en compte est d’autant plus importante et urgente dans le contexte post pandémique actuel, où les problématiques de pénurie en personnels se retrouvent dans un grand nombre de secteurs et notamment ceux de la santé et du social.

Retour en haut de page