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Santé : étude de la DREES

Santé : étude de la DREES

La Direction de la Recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de publier le rapport sur l’état de santé de la population en France.

Il apparaît que, de manière globale, la situation continue de s’améliorer : près de 70% des Français s’estiment en bonne santé, l’espérance de vie demeure élevée (85 ans pour les femmes, 78,9 ans pour les hommes) et la mortalité prématurée (avant 65 ans) recule.

Néanmoins, la DREES note que les maladies chroniques ne régressent pas (principalement à cause du vieillissement de la population), et relève une fréquence importante des troubles mentaux. En 2014, 350 000 patients ont ainsi été hospitalisés dans un établissement psychiatrique ou suivis en ambulatoire dans le secteur public pour des troubles dépressifs.

Le rapport détaille les principaux comportements à risque contribuant à la mortalité prématurée. Si le tabagisme quotidien semble en diminution (notamment pour les fumeurs masculins), la proportion reste trop importante pour la DREES. De même, si la consommation d’alcool quotidienne diminue légèrement, 10% des 18-75 ans continuent d’en consommer tous les jours, et la DREES regrette une augmentation des alcoolisations importantes ponctuelles, particulièrement chez les jeunes. A cette occasion, la DREES rappelle ainsi les enjeux liés à la prévention en matière de santé.

Parmi les autres constats, on relève :

  • que les conditions de travail continuent de jouer un rôle important dans l’état de santé : plus de 8 millions de travailleurs sont ainsi exposés à un facteur de pénibilité et 12% d’entre eux à un agent cancérogène. Plus précisément, un ouvrier sur quatre est exposé à au moins 3 facteurs de pénibilité contre moins de 5% des cadres ou des employés administratifs ;
  • que les inégalités sociales de santé perdurent : les personnes les plus précaires (faible revenu, peu diplômées) étant exposées à davantage de facteurs de risque, leur espérance de vie est plus faible, notamment en raison d’inégalités de recours aux soins ;
  • que des disparités territoriales apparaissent en matière de santé, souvent liée aux autres inégalités sociales. Par exemple, les décès prématurés contribuent davantage à la mortalité générale en Outre-Mer qu’en métropole et le taux d’hospitalisation pour AVC est supérieur dans les Hauts-de-France de plus de 20% par rapport à la moyenne de la France métropolitaine...

Enfin, le rapport propose 18 profils synthétisant les principales caractéristiques démographiques, socioéconomiques et sanitaires des nouvelles régions, avec quelques cartographiques qui peuvent être utiles aux élus et aux équipes des CCAS/CIAS travaillent sur ces questions.

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