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Réunion plénière du CNLE

Intervention de Joëlle Martinaux, présidente de l’UNCCAS

Réunion plénière du CNLE

Joëlle Martinaux, présidente de l’UNCCAS, participait le 15 juin à la réunion plénière du Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale (CNLE), en présence d’Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé. L’occasion de sensibiliser les participants sur quelques-unes des préoccupations des CCAS et CIAS.

Découvrir son intervention

« Nous sommes inquiets du recul qui se profile du fait des restrictions budgétaires, dans les actions envers les publics les plus précaires, les plus ruraux, les plus isolés. La baisse des financements fait fermer des guichets au lieu de les mutualiser et de créer des opportunités de partage.

Bien sûr le premier recours contre la pauvreté est l’accès au travail, la reconversion, l’éducation, la formation de nos jeunes... Une des principales sources de pauvreté des jeunes est cette sortie des foyers de l’enfance abrupte et sans horizon .. il faut impérativement travailler sur une obligation de plan individuel de sortie.

Le numérique peut être mauvais si l’on supprime les contacts humains. Mais il peut aussi et au contraire avoir des effets très positifs quand on construit de réels échanges de fond sur les dossiers des usagers, bien sûr avec leur accord... Le coffre-fort numérique sera une piste mais il faudra décloisonner le partage des données entre acteurs, au service des usagers.

La fermeture de sites de gestion des RSA est un sujet très complexe : cela ne devrait pas être possible mais au contraire ces sites devraient être fléchés comme obligatoirement portés par les CCAS/CIAS avec un financement non remis en cause.

L’action sociale en milieu rural fait également partie de nos préoccupations, ainsi que la pauvreté des femmes avec la nécessité de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale ... 32% des familles monoparentales vivent sous le seuil de pauvreté dans notre territoire.

Tout cela relève d’une volonté de culture du partage et de l’échange. L’action ne peut pas souffrir des conflits de personnes, clivants et non rassembleurs... Et cette approche ne coûte pas plus d’argent. Elle relève d’une volonté forte, à impulser par votre ministère, qui doit conduire à un décloisonnement obligatoire, conditionnant tout financement. »

Joëlle Martinaux
Présidente de l’UNCCAS

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