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Rapport du Sénat sur les urgences hospitalières

Rapport du Sénat sur les urgences hospitalières

Un rapport du Sénat publié le 13 septembre revient sur la situation des urgences hospitalières en France. Il évoque notamment la difficulté d’y accéder dans les zones rurales, la prise en charge des patients âgés et le lien entre urgences sanitaires et situations d’urgence sociale.

Des territoires ruraux mal desservis

Présenté par Laurence Cohen, Catherine Génisson et René-Paul Savary, ce rapport, intitulé « Les urgences hospitalières, miroir des dysfonctionnements de notre système de santé », rappelle l’engagement de l’Etat de garantir à tous un accès permanent à moins de 30 minutes d’un centre de soins urgents et constate que cet engagement n’est pas toujours respecté dans les zones rurales.

Si les sénateurs la grande qualité et la résilience du service public des urgences sont soulignés dans le rapport, ce dernier rappelle que malgré des améliorations, près de 6% de la population (soit 4 millions de personnes) vivait, fin 2015, à plus de 30 minutes d’un service mobile d’urgence et de réanimation (Smur) ou d’un service d’urgence.

Le rapport rappelle également que les zones rurales sont d’autant plus pénalisées que les principaux acteurs de la permanence des soins non hospitaliers (comme SOS Médecins, avec qui l’UNCCAS a signé un partenariat récemment) n’y interviennent pas.

De l’urgence sanitaire à l’urgence sociale

Le rapport revient aussi sur l’évolution des motifs de demande de soins urgents, et sur le fait que les situations d’urgence sociale (hébergement de personnes en forte précarité...) donnent de plus en plus souvent lieu à une prise en charge en centre de soins.

Or, l’accueil de ces demandes est souvent « consommateur de temps » et peut déstabiliser des services dont la mission première n’est pas d’y répondre.

Préconisations

Plusieurs recommandations sont présentées, portant aussi bien sur la généralisation de bonnes pratiques que sur l’évolution de la tarification hospitalière, le renforcement de la qualité de la régulation médicale ou l’amélioration de la permanence des soins ambulatoires.

Parmi les solutions évoquées, les Sénateurs proposent de désencombrer les urgences par une meilleure prise en charge des patients âgés, en développant par exemple la prise en charge médicalisée dans les EHPAD.

Ils évoquent également la possibilité de mettre en place des autorisations d’exercice plus modulables pour les services d’urgences à faible activité afin de lutter contre les difficultés d’accès aux soins urgents en zones rurales.

Pour aller plus loin :

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