Du bureau de bienfaisance au Centre Communal d'Action Sociale
Deux cents ans d'histoire. Le traitement de la pauvreté et l'aide aux personnes en difficulté ne datent pas d'hier. De la charité chrétienne aux bureaux de bienfaisance, jusqu'aux bureaux d'aide sociale, l'action sociale s'est progressivement organisée.
Le 6 janvier 1986, quand les bureaux d'aide sociale deviennent les Centres Communaux d'Action Sociale, l'Etat leur délègue une compétence globale dans le vaste champ de l'action sociale et médico-sociale, consécutivement aux lois de décentralisation.
Aujourd'hui, ce sont les CCAS qui aident et soutiennent les plus défavorisés dans un contexte cependant beaucoup plus large d'interventions de développement social local. Ils s'imposent à présent comme un outil politique incontournable de l'action sociale locale. Ils sont le moyen privilégié par lequel la solidarité publique, nationale et locale peut réellement s'exercer.
Légale ou facultative, une mission de solidarité
Le CCAS anime une action générale de prévention et de développement social dans la commune en liaison avec les institutions publiques et privées.
Il est de ce fait l'institution locale de l'action sociale par excellence. A ce titre, il développe différentes activités et missions légales ou facultatives, directement orientées vers les populations concernées : aide et accompagnement des personnes âgées, aides aux personnes handicapées, aux enfants, aux familles en difficulté, lutte contre les exclusions...
 | il gère des équipements et services : crèches, haltes-garderie, centres aérés, établissements et services pour personnes âgées, centres sociaux, etc, |
 | il apporte son soutien technique et financier à des actions sociales d'intérêt communal gérées par le secteur privé, |
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il participe à l'instruction des demandes d'aide sociale légale
(aide médicale, RMI, aide aux personnes âgées…) et les transmet aux autorités
décisionnelles compétentes telles que le conseil général, la préfecture ou
les organismes de sécurité sociale, |
 | il intervient également dans l'aide sociale facultative qui constitue souvent l'essentiel de la politique sociale de la commune : secours d'urgence, prêts sans intérêt, colis alimentaires, chèques d'accompagnement personnalisé, etc, |
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il peut être délégataire de compétences sociales globales sur
le territoire communal par convention avec le conseil général. |

Le centre intercommunal d'action sociale permet, pour les communes qui le souhaitent, de se regrouper et de créer un
établissement public intercommunal dédié à des actions sociales concertées, démultipliées par un territoire d'intervention et des moyens plus importants.
Le CIAS constitue une opportunité pour les petites communes sans CCAS, de
développer ou d'améliorer leur politique d'action sociale. Il peut exercer les compétences fixées par le Code de l'Action Sociale et des Famille ou seulement celles définies par les communes associées. Le CIAS ne conduit pas systèmatiquement à la suppression du CCAS.
Depuis la loi de cohésion sociale adoptée fin 2004 et suite à la forte mobilisation de l’UNCCAS,
une compétence optionnelle "Action sociale d’intérêt communautaire" supplémentaire est ouverte aux EPCI à fiscalité propre que sont les communautés de communes et d’agglomération. Lorsque l’EPCI opte pour cette compétence, il peut en confier l’exercice à un CIAS constitué dans les conditions fixées à l’article L.123-5 du Code de l’Action Sociale et des Familles.