Le projet de loi sur les Responsabilités locales adopté en seconde lecture à l’Assemblée Nationale le 27 juillet 2004 par le biais de l’article 49.3 de la Constitution (vote sans débat).
Vous trouverez ci-dessous le récapitulatif des événements liés à l'amendement sénatorial visant à rendre optionnelle la création des CCAS/CIAS. Cet amendement était intégré à la loi "Responsabilités locales". Vous retrouverez ci-dessous un résumé des événements, ainsi que les réactions des parlementaires, les articles de presse suite à la forte mobilisation de l'UNCCAS et de son réseau.
L'amendement relatif à l'optionnalité des CCAS définitivement supprimé par le Sénat
Cet amendement qui rendait optionnelle la création des CCAS, avait été définitivement
supprimé le 1er juillet, lors de la seconde lecture au Sénat
du projet de loi relatif aux « Libertés et responsabilités
locales ». Se félicitant de ce résultat, conséquence
de la forte mobilisation de son réseau, des associations représentatives
des personnes âgées, handicapées ou en situation d’exclusion,
de parlementaires mais aussi de ministres, l’UNCCAS regrette néanmoins
que ses propositions d'amendement pour le développement de l’intercommunalité à vocation
sociale n'aient pas été reprises à ce stade de l'examen
du texte.
Le projet de loi « Responsabilités locales » adopté en 1ère lecture par l’Assemblée
Nationale
Les députés avaient adopté le 14 avril en première
lecture, par 307 voix pour et 179 voix contre, le projet de loi «Responsabilités
locales», par vote solennel (vote sur l’ensemble du texte
modifié par amendements lors des séances publiques du 24
février au 5 mars).
La suppression de l’article 100 bis
consacrant l’optionnalité des CCAS était donc bien
confirmée ! Le nouveau ministre de l’Intérieur, de
la Sécurité Intérieure et des Libertés Locales,
Dominique de Villepin, s’était engagé «à reprendre
la discussion devant les deux assemblées et définir les
améliorations nécessaires (du texte)… et que la loi
organique sur l’autonomie financière des collectivités
locales soit votée avant la deuxième lecture».
C’est à l’occasion de la seconde lecture au Sénat
et à l’Assemblée Nationale que les Commissions des
Lois et des Affaires Sociales devaient réfléchir à une
nouvelle rédaction de cet article sur la base des propositions
du député Dominique Tian, propositions qui avaient été travaillées
en étroite concertation avec l’UNCCAS. (retrouvez les suites
de la proposition d'amendement de M. Tian en
cliquant
ici). Si les députés
souhaitent une telle perspective, c’est dans la mesure où plusieurs
zones d’incertitudes perdurent et, notamment :
les
petites communes ne font pas toujours face à leurs obligations légales en
matière de création de CCAS et d’après l'ancien
ministre délégué aux Libertés locales, Patrick
Devedjian,
« 7 % des communes de moins de 500 habitants en ont
un (…) contre 80 % pour les communes de moins de 10 000 habitants.
C’est pourquoi l’idée d’un seuil est intéressante
(…) et ne doit pas être écartée d’un
revers de main » et c’était bien là l’une
des deux propositions de l’Union (en-deçà de 2000
habitants, le CCAS n’aurait pas été obligatoire)
;
Le développement de l’intercommunalité sociale via
les Centres Intercommunaux d’Action Sociale (CIAS), seconde proposition
soutenue par l’UNCCAS, n’a pas encore trouvé un terrain
d’entente, les points de vue divergeant à ce sujet. Ainsi,
pour le ministre, le niveau EPCI est suffisant en soi et mériterait,
par ailleurs, une légère incitation fiscale :
« Que
les petites communes fassent un CCAS à plusieurs ne paraît
pas déraisonnable ! Reste un problème (…), il faut
veiller à ce que les CCAS intercommunaux aient exactement le même
périmètre que les EPCI ». Enfin,
plusieurs
députés
se sont fait l’écho des inquiétudes de présidents
de conseils généraux qui redoutent que des EPCI puissent
s’occuper d’action sociale.
Conférence de presse du 23 février
Semaine
décisive pour les CCAS/CIAS puisque le lundi 23 février, à la
veille de l'ouverture des débats à l’Assemblée
Nationale relatifs au projet de loi «Responsabilités
locales», plus de 11 000 pétitions ont été remises
au ministre des Libertés locales. Ces pétitions sont
le symbole de l’attachement des parlementaires, élus,
responsables associatifs, cadres et agents territoriaux, bénévoles,
ou simples citoyens, à l’outil de proximité qu’est
le CCAS/CIAS, outil au service de tous et notamment des plus fragiles.
Vous vous êtes fortement mobilisés contre cette disposition
sénatoriale qui a fait l’objet d’un amendement
de retrait de la part de la Commission des Lois de l’Assemblée
Nationale, le 11 février dernier. L’UNCCAS attend
des prochains débats parlementaires soit la confirmation
de la position de cette commission, soit l’adoption du compromis
proposé par l’Union. Une
conférence de presse a été organisée à la
suite de cette action symbolique. Conférence relayée
dans le même temps par notre réseau dans 40 départements.
Consultez la liste des articles de presse...
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Patrick Kanner, président de l'UNCCAS, et Daniel Zielinski, délégué général, arrivent au ministère des libertés locales pour y déposer les 11 000 pétitions. | |
La conférence de presse du 23 février, avec, de gauche à droite, Gilbert Lagouanelle, Directeur de l'Action Sociale Institutionnelle du Secours Catholique, Patrick Kanner, président de l'UNCCAS, Daniel Zielinski, délégué général de l'UNCCAS et Lucien Bouis administateur de l'UNAF. | |
La conférence de presse du 23 février, en présence de plus de 20 représentants de la presse nationale, professionelle et associative. |