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Documents utiles
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Lors de la séance du 2 décembre, les députés ont
adopté un article additionnel après l'article 34 modifiant
le Code Général des Collectivités Territoriales et créant
une compétence optionnelle supplémentaire "Action
sociale d'intérêt communautaire" en faveur
des communautés de communes et des communautés d'agglomération.
Le dernier alinéa de l'article L. 123-5 du CASF est modifié en
conséquence : l'EPCI qui fait ce choix peut
créer un CIAS qui exercera de plein droit tout ou partie des compétences
ainsi transférées. Pour les autres compétences ne
relevant pas de l'intérêt communautaire, le transfert devra
faire l'objet de délibérations concordantes des communes
et de l'organe délibérant de l'EPCI à la majorité qualifiée
et recueillir un accord unanime des CCAS des communes concernées. Les
communautés de communes et d'agglomération ayant créé un
CIAS sans que la compétence sociale ne leur ait été transférée
selon ces dispositions devront se mettre en conformité avec la loi avant
le 31/12/06.
L'adoption de cet amendement
constitue l'aboutissement de la démarche de défense des CIAS
menée par l'UNCCAS depuis un an !
| Rappel de la démarche ayant amené à l'adoption de ce texte |
Les propositions de l'UNCCAS pour faciliter la création et la gestion des CIAS
Les débats sur la loi "Responsabilités
locales" ont permis de retirer l'amendement qui voulait
rendre optionnels les CCAS et CIAS. Ils ont également eu le mérite
de poser une bonne question qui est restée en suspend :
quelle
politique sociale peut-elle être menée par les petites collectivités
locales en France (où environ 60% des communes ont moins
de 500 habitants) ?
L'UNCCAS a proposé deux amendements afin
de faciliter la création et la gestion des CIAS.
Les deux amendements
ont été déposés au Sénat par Mrs
Seillier (président du Conseil National de Lutte contre l'Exclusion),
Pelletier, Barbier, de Montesquiou et Mouly.
Retrouvez
les
discussions à ce
propos au Sénat, avant que le Gouvernement
ne les retire pour engager le dialogue avec l'UNCCAS.
Un débat
s'est instauré lors du Conseil d'administration
de l'UNCCAS du 2 novembre sur les différentes hypothèses
qui seraient proposées par le gouvernement.
Mme
Olin, et M. Copé,
ministres, ont dans leur allocution lors du congrès de Paris
les 3 et 4 novembre affirmé leur volonté de suivre l'UNCCAS
sur l'idée de confier une compétence pleine et
entière "Social
d'intérêt communautaire" aux Etablissements
Publics de Coopération Intercommunale. Cependant, ces
EPCI auraient, de par la proposition des ministres, le choix de l'opérateur
de cette compétence, tout en réaffirmant l'efficience
des CIAS.
L'UNCCAS soutenait l'idée exclusive de l'animation
de cette compétence par le CIAS.
Les
lettres de soutien des députés
ainsi que des réseaux
associatifs sont arrivées nombreuses à l'UNCCAS.
L'intercommunalité sociale est une bonne réponse.
Elle permet de
mutualiser des
moyens humains et financiers permettant de mieux répondre aux
besoins sociaux des territoires que cela soit dans le domaine des établissements
d'accueil pour personnes âgées dépendantes,
des haltes garderies rurales, des services d'aide à domicile...
Le
Centre Intercommunal d'Action Sociale est alors l'instrument
pertinent pour conduire et gérer les dispositifs nécessaires
en complémentarité des CCAS présents sur le terrain.
Le
projet de loi sur la Cohésion Sociale fut une bonne opportunité exploitée
par l'UNCCAS afin d'apporter des réponses
permettant une meilleure égalité des traitement sur les
territoires.
Voilà les raisons pour lesquelles l'UNCCAS a
proposé au ministre de la Cohésion Sociale, aux députés
et aux sénateurs, d'intégrer deux amendements au
projet de loi :
 | l'un, pour permettre l'attribution de cette compétence sociale aux EPCI (Etablissements Publics de Coopération Intercommunale), compétence qui serait animée par un CIAS |
 | l'autre, pour formaliser des règles de création et de gestion des CIAS qui assoupliraient le cadre actuel |
Vous pourrez consulter
l'argumentaire travaillé par
l'UNCCAS avec les propositions
d'amendements, ainsi que le courrier envoyé à M.
Borloo.
Vous trouverez de même, les réactions de sénateurs
et députés à nos propositions.
Les débats qui viennent d'avoir lieu à l'assemblée nationale confirment donc l'adoption de ces deux amendements.
| Retrouvez ci-dessous les courriers de soutien |