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INTRODUCTION
Profiter de sa retraite, vieillir en bonne santé, passer le cap de la centaine… : le temps de la vieillesse, variable et multiforme, représente désormais plusieurs dizaines d’années. Des années marquées néanmoins par une autre réalité, source d’inquiétudes : perte des liens familiaux, isolement, précarité, menaces pesant sur la pérennité des services de proximité nécessaires au bien-vivre des personnes âgées, quel que soit leur lieu de vie.Le formidable progrès social que représente l’allongement de l’espérance de vie est ainsi une vraie source de réflexions, notamment autour des modes d’accompagnement des personnes âgées, et parmi elles celles en perte d’autonomie, dans toute la diversité de leurs besoins. Comment permettre le vieillissement dans de bonnes conditions aujourd’hui et demain ? Grâce à quelles politiques mises en œuvre localement et au plan national ? Quelles réponses apporter aux besoins d’une personne à 65 ou à 90 ans selon qu’elle réside en ville ou en milieu rural, qu’elle dispose ou non de moyens de subsistance ? Animation, accès aux loisirs et à la culture, implication citoyenne, habitat, offre de services, sont autant d’enjeux auxquels les élus, locaux et nationaux, sont censés répondre aujourd’hui, à l’instar des instances européennes en cette année du vieillissement actif et de la solidarité intergénérationnelle. Le vieillissement est un processus progressif, évolutif et la perte d’autonomie peut survenir brusquement : comment accompagner dans la durée, prévenir, anticiper ? Comment soutenir les aidants naturels ? Comment maintenir les liens familiaux et respecter l’intimité ? Comment préserver l’autonomie le plus longtemps possible par le développement de solutions adaptées, en termes d’habitat, de mobilité, d’accès aux services ? Face à ces questionnements, nul doute que les élus en charge des politiques sociales locales interpelleront leurs homologues chargés des politiques d’urbanisme, de transports, culturelles ou de loisirs… Ce 65ème congrès de l’UNCCAS sera l’occasion d’une réflexion nécessaire des acteurs locaux sur l’avenir de leur implication dans les actions d’accompagnement du vieillissement : entre volonté politique et contraintes financières, dans un secteur où les déficits de gestion sont monnaie courante, l’enjeu n’est-il pas celui d’une société du « bien vieillir » où chacun puisse trouver sa place, contribuer au bien-être de l’autre, qu’il soit jeune ou vieux, pauvre ou riche, et participer ainsi à l’émergence d’un lien social rénové et durable ? Vieillir ensemble, ce n’est pas ajouter des années à la vie, mais de la vie aux années
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