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Congrès 2016 de l’UNCCAS : Zoom sur le Forum 5, vendredi 30 septembre, de 11h00 à 12h30

Le CCAS, premier ou dernier recours ?

Congrès 2016 de l'UNCCAS : Zoom sur le Forum 5, vendredi 30 septembre, (...)

Zoom sur le Forum 5 du Congrès 2016 de l’UNCCAS, les 29 et 30 septembre à Clermont-Ferrand, animé par Jean Dumonteil, directeur des Editions du secteur public.

Le CCAS est celui que l’on sollicite en urgence, en premier ou en dernier recours. Objectiver davantage ce rôle méconnu d’amortisseur social permettrait sans aucun doute de revaloriser son action. Au-delà de l’urgence, et sans en avoir l’air, le CCAS est l’un des garants de la paix sociale sur la commune. Que se passerait-il s’il n’était pas là ?

En toute franchise, qui connait le CCAS s’il n’a pas eu besoin de son soutien ? Il est vrai que lorsqu’on est jeune, en bonne santé, avec un travail suffisamment rémunéré, le CCAS n’a pas d’incidence sur son parcours. Même dans le cas des crèches municipales, la majorité de ceux qui y ont recours pensent que ce sont les mairies qui les gèrent directement.

Mais quand survient un accident de la vie, ou lorsqu’on passe le cap des 70 ans, on réalise que le CCAS est une main tendue pour améliorer son quotidien grâce à un accompagnement pour reprendre le cours de son existence ou pour créer un lien social et éviter l’isolement, bref pour ne pas être laissé sur le côté de la route. Il est un outil pour limiter la précarité, ne pas creuser d’avantage le fossé social mais pour l’amoindrir, pour l’amortir.

Ces dernières semaines, émaillées par des inondations récurrentes, ont peut-être montré un visage du CCAS au grand public, qui n’était jusqu’à présent pas concerné. Le rôle de coordinateur du CCAS a en effet été mis en avant, non en tant que gestionnaire de dispositifs à long terme, mais d’urgences sociales.

En Île-de-France, à Villeneuve Saint-Georges, le CCAS a pourvu à l’hébergement d’urgence de familles en lien avec les associations locales. Dans cette commune, tout comme à Rambouillet, il a centralisé les dons de vêtements, de nourriture pour les redistribuer aux victimes. Ces mesures ont continué une fois les pluies torrentielles terminées.

A la suite de ces catastrophes naturelles, une aide d’urgence versée par un fond d’Etat a été annoncé par le Premier Ministre : ce fonds d’urgence a pour but de « pouvoir apporter une aide immédiate aux familles évacuées pour pouvoir parer aux premières nécessités ». L’aide - dont la gestion a été confiée aux préfets en lien avec les CCAS - dépendra de la composition familiale et devrait se situer à un niveau de 500 euros en moyenne par foyer. En tout, ce sont 30 millions d’euros de crédits publics qui ont ainsi été débloqués, pour secourir les sinistrés ayant des besoins urgents liés aux crues et inondations.

Cet épisode a démontré la capacité des CCAS à réagir promptement. Mais valorisera-t-il sur le long terme leur travail face à la quotidienneté des situations qui s’imposent à eux ?

Intervenants

  • Frédéric Bastian, vice-président de l’UNCCAS, vice-président du CCAS de Cherbourg (50) ;
  • Leïlie Chaineux, responsable du pôle accompagnement social du CCAS de Saint-Quentin (02) ;
  • Suzanne Tartière, médecin régulateur au SAMU social de Paris ;
  • Alain Koskas, président de la FIAPA (Fédération Internationale des Associations de Personnes âgées) ;
  • Contextualisation : Benoît Calmels, délégué général de l’UNCCAS.

Pour aller plus loin

Photo : Wikimedia Commons / Esp-Isp

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