J'ai compris, mais plus tard...
Actualités

Congrès 2016 de l’UNCCAS : Zoom sur le Forum 4, vendredi 30 septembre, de 9h00 à 10h30

Bénéficiaires, citoyens : qu’attendent-ils de l’action sociale sur votre territoire ?

Congrès 2016 de l'UNCCAS : Zoom sur le Forum 4, vendredi 30 septembre, (...)

Zoom sur le Forum 4 du Congrès 2016 de l’UNCCAS, les 29 et 30 septembre à Clermont-Ferrand, animé par Jean Dumonteil, directeur des Editions du secteur public.

Les choix faits par les élus ont un impact économique et social qui dépasse largement le temps où les décisions sont prises. Les habitants et parmi eux les bénéficiaires de l’action du CCAS ont-ils connaissance de l’impact des décisions qui sont prises pour eux ? Comment leur donner à voir et à mesurer cet impact sur leur vie quotidienne ? Comment répondre à leurs attentes ?

Qu’attendent les citoyens bénéficiaires et non bénéficiaires ?

Un soutien, un accompagnement, une impulsion de la part du CCAS/CIAS... Ce sont les grandes lignes directrices de toute action. Pour eux, l’impact des politiques sociales (ouverture d’une crèche, d’un EHPAD...) se mesure au quotidien, sans pour autant qu’ils saisissent forcément les rouages de l’ingénierie sociale mise en oeuvre. Mais qu’en est-il de leur sensibilisation aux actions mises en oeuvre par les CCAS et CIAS ne relevant pas de leur intérêt immédiat mais pouvant les concerner un jour ?

Prenons l’exemple du micro-crédit, thème du numéro d’avril 2016 d’Actes, la revue de l’UNCCAS. Ce dispositif, qui vise à donner un coup de pouce passager, peut - quand il est mis en oeuvre - s’avérer utile pour tous les citoyens, qu’ils soient ou non en situation de pauvreté. Comme l’indique Stéphane Tourte, de la Banque de France : "Le surendettement peut toucher tout le monde, en raison d’accidents de la vie". Or, si les bénéficiaires du CCAS peuvent être informés de l’existence de cet accompagnement par les agents qu’ils rencontrent régulièrement, ce n’est pas forcément le cas des autres citoyens...

Dans ce contexte d’inégale réception de l’information - qui explique en partie les phénomènes de non-recours aux droits - une catégorie particulière de publics semble jouer un rôle clef : celle des habitants impliqués dans les associations locales, qui siègent parfois aux conseils d’administration des CCAS/CIAS. Ces personnes ne sont pas forcément bénéficiaires des services sociaux, mais l’impact des décisions prises se mesure également dans leur quotidien et dans l’effet de leur engagement, plus ou moins facilité par l’action publique territoriale.

Pour eux comme pour les bénéficiaires, l’impact des politiques sociales se mesure d’abord grâce aux changements de situation individuels des personnes concernées. Avec l’analyse des besoins sociaux (ABS), le CCAS/CIAS dispose d’un outil qui permet de mesurer dans la durée l’effet de l’action sociale, de mettre en évidence les besoins du territoire, de limiter les redondances et les écueils.

Pour aller plus loin, une communication plus systématique auprès de l’ensemble des citoyens des territoires sur l’impact de l’action sociale serait peut-être bienvenue, surtout si elle s’accompagne d’une démarche visant à les associer à la gouvernance des établissements et services, voire au fonctionnement. Mais, les CCAS et CIAS en ont-ils le temps et la volonté ?

Intervenants :

  • Christianne Pallez, administratrice de l’UNCCAS, vice-présidente du CCAS de Metz (57) ;
  • Franck Noël, trésorier de l’UNCCAS, vice-président du CCAS de Reims (51) ;
  • Dominique Rolland, présidente de l’association « Loisirs, Retraite, Solidarité » (63) ;
  • François Soulage, président du Collectif "Alerte !".

Pour aller plus loin

Photo : Wikimedia Commons / Esp-Isp

Retour en haut de page