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AlimHôtel : combler les failles des dispositifs d’aide alimentaire

AlimHôtel : combler les failles des dispositifs d'aide alimentaire

Lancée dans le département de l’Essonne par l’Agence nationale des solidarités actives (ANSA) et l’association ReVIVRE (habilitée à l’aide alimentaire), AlimHôtel a pour but d’améliorer l’accès à l’alimentation des familles hébergées en hôtel suite à une orientation par le 115.

D’ordinaire le quotidien de ces personnes se traduit en effet par une "grande précarité, voire une insécurité alimentaire" : manque de moyens financiers, accès de plus en plus « sélectif » à l’aide alimentaire (rendu compliqué par la présence d’enfants), interdiction de cuisiner dans une chambre d’hôtel ou l’absence d’équipements... Selon une étude de 2014 de l’Observatoire du Samu social de Paris, 11 % % des familles hébergées à l’hôtel étaient en situation d’insécurité alimentaire « sévère » : les prises alimentaires sont réduites voire supprimées pendant des journées entières.

Cette situation concerne en particulier les personnes en demande d’asile, déboutées, en situation irrégulière. Les familles, dont la moitié avec enfants (dont 50% avait moins de trois ans au moment de l’étude), étaient très touchées par cette situation.

En quoi consiste l’action ?

AlimHôtel a démarré, en avril 2016, par la livraison de premiers colis dans deux hôtels de l’Essonne. Ces colis sont adaptés à la composition familiale et aux équipements disponibles à l’hôtel (micro-ondes ou non, frigo ou non, cuisine collective ou non...). Dans sa phase expérimentale, elle concernera une dizaine d’hôtels du département.

Les bénéficiaires sont repérés par les acteurs sociaux qui les accompagnent. Il ne s’agit donc pas d’un dispositif universel ayant vocation à s’adresser à toutes les familles hébergées. Il ne s’agit pas non plus de se substituer aux dispositifs qui existent déjà si des familles peuvent y avoir accès. Mais à l’inverse, explique l’ANSA, l’aide alimentaire livrée à l’hôtel peut libérer deux heures de temps qu’une personne mettra à profit pour ses démarches administratives ou sa vie familiale. Du sur mesure donc.

L’évaluation de cette initiative, d’ici à deux ans, permettra d’envisager - ou non - son essaimage à une plus grande échelle.

Ce projet a été retenu dans le cadre d’un appel à projets de la DRIL parisienne, portant sur les personnes hébergées à l’hôtel.

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